Matadi : une lame de rasoir dans une chickwangue

Matadi : une lame de rasoir dans une chickwangue

Mauvaise surprise d’un acheteur d’une chickwangue à Mbokasika dans la commune de Mvuzi à Matadi, chef-lieu du Bas-Congo au sud-ouest de Kinshasa. En l’ouvrant, il y a trouvé une lame de rasoir. Cela permet d’évoquer de nouveau la problématique de la qualité de ce produit mis sur le marché.

Une lame de rasoir dans une baguette de pain/Photo Internet

‘’ Nous nous rabattons sur nos produits locaux et voilà la surprise’’, regrettait l’acheteur. Dans sa main, une chickwangue dans laquelle reposait une lame de rasoir rouillée.
Au Bas-Congo, la chickwangue est un aliment de base de longue date (Chickwangue : pain de manioc fermenté, moulé dans une feuille très souvent appelé en latin Sarcophinium zelanicum puis cuit à l’eau, Ndlr). Les paysans voire les citadins en ont fait une activité lucrative. Malheureusement, elle est de plus en plus préparée sans respects des conditions hygiéniques. L’eau que les fabricants utilisent n’est toujours pas de bonne qualité… ‘’ Il ne faut pas que l’Office congolais de contrôle(Occ) limite son expertise aux produits alimentaires importés, il doit le faire aussi sur les produits locaux comme la chickwangue’’, a suggéré l’acheteur.

En vue de préserver la santé des consommateurs, Charles Kusika, un père rédemptoriste de Kimpese (à 145 km de Matadi) versé dans l’agroalimentaire, a mis au point, une chikwangue améliorée. Certifiée par l’Occ, elle est emballée dans un sachet en plastic approprié et non dans des feuilles. Elle peut se conserver jusqu’à 45 jours contrairement à celle traditionnelle dont la durée de conservation va jusqu’à environ une semaine. Malheureusement, elle est très rare sur le marché et peu vulgarisée.

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