Matadi : la société civile donne 48 heures à une journaliste pour se faire pardonner

Matadi : la société civile donne 48 heures à une journaliste pour se faire pardonner

Eugénie Nsasi/Infobascongo

La Société civile du Kongo central (SOCIKOC)  a traduit en justice une journaliste auteur d’un article paru dans ‘’Mbwetete’’ qui l’a mis en cause dans une présumé affaire de pots-de-vin. Face à la médiation de la commission de discipline des journalistes, elle exige des excuses.

Selon Pierrot Mvumbi, Président de la SOCIKOC, cité par un membre de la commission de discipline ‘’l’éditeur et la journaliste qui a écrit l’article doivent présenter des excuses avant de retirer la plainte’’.

C’est depuis la semaine passée qu’elle a porté plainte contre Eugénie Nsasi, une journaliste de la Radio -télévision kimbanguiste(RATELKI). Celle-ci avait écrit dans le dernier numéro de ‘’Mbwetete’’, un article qui a porté sur ‘’Remis à la socikoc : 16 000 000 de Fc pour l’organisation d’un point de presse’’

En effet, début mars, la SOCIKOC avait organisé un point de presse pour demander à Simon Mbatshi, ancien gouverneur de renoncer à sa décision de siéger à l’assemblée nationale après son élection. Plusieurs personnes s’était inscrit en faux contre cette position. Mabanga Mabaro secrétaire exécutif fédéral du Mouvement de libération du congo (MLC) se demandait ‘’si ce n’était pas orchestré par Mbatshi’’.

‘’ La consœur a commis une infraction’’

Dans son article, Eugénie Nsasi a fait allusion à des proches collaborateurs de l’ancien gouverneur qui avaient remis ,selon elle,à la SOCIKOC à l’auberge Villaneuve à Kinkanda, de l’argent. ‘’…Bref entretien, les termes de références du point de presse arrêtés, et une bagatelle somme de 16.000.000 Fc (17 000 $) remise à l’équipe des trois membres de la socikoc…d’après nos sources, cet argent a été remis pour parait-il, bien conditionner ses destinateurs, en faveur de ce gouvernant … l’argent a suscité des aigris suite à un mauvais partage et ces derniers se sont plaints… l’on se pose la question de savoir si l’argent sera utilisé à bon escient, dans l’intérêt de la socikoc, parce que ces individus ont suffisamment prouvé leur cupidité… ‘’.

Selon Pierrot Mvumbi, ‘’J’étais surpris de voir ce journal apprécié par tous les né-kongo de publier un article non fondé. Nous n’avons jamais perçu ce montant à la coordination. Cela attire des ennuis de la part de nos membres qui croient que l’argent a été encaissé. C’est pourquoi, nous avons voulu que l’auteur de l’article nous dise quand, comment, où nous avons eu cet argent’’.  ‘’J’ai contacté des sources pour écrire cet article. Notre loi interdit à un journaliste de dévoiler sa source ’’, se défend Eugénie.

Pour la commission de discipline des journalistes qui vient de rencontrer la coordination de la SOCIKOC’’ la consœur a commis une infraction, elle doit présenter des excuses’’.

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