Lukala : L’Office congolais de contrôle détruit des sacs de maïs avariés

Lukala : L’Office congolais de contrôle détruit des sacs de maïs avariés

Sacs de maïs avariés devant le poste de contrôle Occ/Lufu

Grâce à la conscience des chefs des postes des frontières de l’Office congolais de contrôle(OCC), agence de Lukala à 145 km de Matadi, des produits avariés sont interceptés. Des sacs de maïs  ont été détruits le vendredi dernier à Lufu, la frontière congolo-angolaise.

Cent cinquante sacs ont été détruits dans la rivière Lufu. ‘’Les  commerçants ont apposé des  fausses étiquettes  pour tromper notre vigilance, d’autres n’avaient pas de dates de péremption. Le  contenu étaient plein de larves d’insectes et des charançons ’’, explique Joël Bavangadio, chef de poste de l’OCC Lufu.

Depuis l’année passée, le Bas-Congo et Kinshasa sont fournies en maïs qui provient de l’Angola. Mais tout n’est pas de bonne qualité. Février dernier, 2800 sacs de maïs avariés ont aussi été détruits.

A chaque rencontre entre Théophile Selubanzi, chef d’agence de l’OCC Lukala et ses cinq chefs des postes, il les conscientise. ‘’ Vous devez veiller comme le service des migrations, la police et les militaires. Si vous ne le faites pas bien, vous mettez la population en danger’’, ne cesse t-il de leur marteler. Ce conseil qui porte des fruits a été applaudi par des jeunes qui scandaient des slogans à l’honneur de cet office. Mais, il fallait de la bravoure pour y parvenir. ‘’ J’ai été convoqué à la police criminelle, menacé par le propriétaire de la marchandise mais, je ne pouvais pas céder’’, a expliqué Bavangadio.

Selon une source, certaines gens qui ont volé ce mais et qui les ont consommé ont fait la diarrhée.

Néanmoins, Selubanzi a affirmé que l’OCC va maintenir son œil ouvert pour veiller à la santé de la population. C’est dans cette optique qu’il a mis à la disposition de cinq chefs des postes des motos.

Invitation à la prudence

Cependant, cette rigueur n’est pas du goût des commerçants. ‘’ En six mois, j’ai perdu plus de 1 500$ pendant que celui qui m’a vendu la marchandise est à l’aise’’, regrette un commerçant. Chef de laboratoire de la direction provinciale, Jean-Pierre Munongo leurs demande d’être prudents quand ils achètent leurs marchandises. ‘’ L’argent, c’est bien mais la vie de la population, c’est mieux’’, conclut-il.

Par Hélène Sodi

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