Matadi : Le pasteur Nathan Vumbu , accusé de viol est acquitté, la partie adverse va en appel

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Depuis jeudi 10 septembre,  la partie civile a interjeté appel dans l’affaire Nathan Vumbu Vumbu , pasteur de la Communauté évangélique missionnaire au Congo (Cemco) ,  accusé de viol de sa fille à Matadi, à 365 km de Kinshasa. Pour la Partie civile et le Ministère Publique cet acquittement est un non-sens. 

« C’est un scandale pour la justice congolaise. Il y a anguille sous roche. Nous pensons qu’à la Cour d’appel les juges diront le bon droit.», déclare Chérine Luzaisu, avocate de la victime et de la Partie civile. 

C’est le 28 août que le Tribunal de grande instance a rendu le verdict. Cependant il paraît utopique. « Le greffier m’a rassuré le 31 août que le verdict n’était pas pour bientôt.  Plusieurs juges étant mutés, ils n’ont plus le droit de statuer sur des affaires selon la lettre du 1er président de la Cour d’appel. D’où vient que l’on parle d’un verdict rendu le 28 août.», se demande-t-elle courroucée. 

Un juge de la composition du tribunal a déclaré que jusqu’au 29 août le jugement n’était pas encore rendu. La Partie civile relève que le jugement ne peut qu’avoir été antidaté. Elle ne comprend pas que le Pasteur soit sorti de la prison 6 jours seulement après. Etant donné qu’un prisonnier acquitté, est libéré au plus tard dans les 48 heures.  

Le tribunal, lui, a focalisé ses arguments sur 2 éléments : « Les rapports médicaux qui seraient contradictoires. Et la facilité de manipuler les enfants de bas âge à l’instar de la victime qui a 8 ans». Selon Dr Bukaka du Centre de santé de Mvuzi, « L’hymen de l’enfant était assez touché». Tandis que pour le Dr Paul Bungiena, « Il y avait une légère déchirure de l’hymen due à un lavage intime ou à des attouchements » .Pour Me Chérine Luzaisu : « Ces rapports sont évolutifs et non contradictoires surtout que le 2è médecin a consulté l’enfant 10 jours après et ce, pendant qu’elle était encore sous traitement. Aussi la victime a elle-même reconnu que son père introduisait ses doigts dans son organe génital. »  

Détenu au Camp Molayi, Nathan Vumbu Vulmbu a été accusé au départ du viol  de ses deux filles dont l’une a 5 ans. Seul le dossier de l’aînée faisait l’objet d’une poursuite.

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