Bas-congo : « …j’affirme qu’il y a une main invisible »

Bas-congo : « …j’affirme qu’il y a une main invisible »
François Kimasi/Photo Infobascongo

François Kimasi/Photo Infobascongo

Deux membres de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo ont été désavoués dont François Kimasi, le Président par les Députés. Ils sont accusés de mauvaise gestion. Dans cette entrevue avec Wivine Mungazi,il parle de vice de forme et d’une main invisible. 

Infobascongo (IF) : Monsieur François Kimasi (FK), la mauvaise gestion dont vous êtes accusé pourquoi l’a-t-on décriée seulement aujourd’hui ?

 (F.K.) : Aujourd’hui il y a une occasion, l’assemblée plénière a prescrit une commission de contrôle qui a travaillé et relevé certaines histoires à expliquer. Il y a des choses qu’ils ont acceptées et d’autres non. C’est là où se trouve le vrai problème. Parce que les affectations dommageables relevées n’ont pas été acceptées dans les explications. Par exemple : on  demande au Président de justifier un montant de l’ordre de 46 millions de fc(54117 $) et  75 millions de fc(88265 $). J’ai simplement répondu que j’étais absent et que ce montant, je ne sais quand c’est arrivé et comment est ce que  ç’a été géré. Je crois que dans le règlement d’ordre intérieur, l’intérimaire assume la responsabilité entière des actes qu’il pose. Et pour ce montant-là arrivé derrière moi, la sanction devrait incomber à l’intérimaire. Mais, je n’ai pas eu l’impression que la commission s’est intéressée à voir l’intérimaire. Elle a dit simplement que le Président est responsable de l’assemblée. Tout ce qui arrive, c’est lui, c’est sur son compte. Ça fait mal parce que, lorsqu’on vous accuse de  problème d’argent vous n’avez pas beaucoup de considération. Alors, je me trouve lésé. Mais au lieu de déposer le rapport à la plénière qui en fait son problème, qui décide des tenants et aboutissants eux, considèrent que les recommandations de leur commission sont  une décision prise. C’est un vice de forme. Dans le règlement d’ordre intérieur ce n’est pas prévu comme ça. Il est prévu que le rapport soit adopté à la plénière. Tel que ça s’est fait, je ne me vois vraiment pas responsable. Dans le rapport entier, j’ai formulé des réserves. Ils doivent en tenir compte. Je viens pour présider la plénière, ils vident le lieu. En ce moment là, on comprend le bien-fondé de l’affaire. Il y a une main invisible derrière, je ne sais laquelle qui commandite de loin cette opération.

(IF):D’après des sources concordantes, la situation qui prévaut à l’assemblée provinciale est une cabale montée contre vous. Elle serait commanditée par l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP). Qu’en pensez vous ? 

(FK) : Je n’affirmerai pas que c’est  l’AMP mais j’affirme qu’il y a une main invisible derrière. Je suis accusé de combattre le (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) Pprd (Pprd, parti au pouvoir, Ndlr ) au Bas-congo au profit de mon parti l’Alliance des Bakongos (Abako)). Cette même main  veut créer des problèmes au sein de l’Abako. Mais je vous rassure que  ça ne marchera pas tant que l’homme par qui ils veulent faire ce jeu n’est pas membre de notre parti. C’est un improviste.

(IF): Les informations en notre possession révèle que les députés auraient touché 5 mille dollars pour vous faire partir. 

(FK) : Il se raconte beaucoup de choses mais souvent en pareil cas, l’argent ne manque pas. Les Députés qui ne sont pas habitués à ce jeu disent qu’ils ont reçu de l’argent. 

(IF): Y a-t-il un texte qui autorise en pareille circonstance une autre personne que vous de présider les plénières ? 

(FK) : La procédure est tout à fait simple. Quand une commission dépose son document et recommande par exemple le départ du président, la plénière prend acte et vote la résolution. Or, cette dernière n’a pas encore jugée. On est à bout de chemin mais eux sont déjà arrivés. Elle opte pour le vote secret, là aussi, je crois que les commanditaires ont peur parce que ça ne donnera pas de résultats escomptés. Car maintenant, ils menacent les gens en disant qu’ils sont des traîtres. Cette manœuvre a été bien entretenue.

 (IF) : Pour beaucoup après vous avoir touché, viendra le tour du gouverneur du Bas-congo ? 

(FK) : Il se raconte la même chose ! On dit que le gouverneur doit partir mais parce que Kimasi est là par l’assemblée provinciale, c’est impossible.

En fait la dissolution de la province est à l’heure du jour et si on y prend garde cette province du Bas-congo qui était un modèle hier deviendra un champ de bataille.

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