Bas-Congo : ignorant leurs droits : les personnes vivant avec le vih/sida toujours discriminées

Bas-Congo : ignorant leurs droits : les personnes vivant avec le vih/sida toujours discriminées
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Journee mondiale du Sida à l'ISC/Photo Infobascongo

Journée mondiale du Sida à l'ISC/Photo Infobascongo

Les étudiants de l’Institut supérieur de commerce (Isc) Matadi ont été sensibilisés sur le thème de la journée internationale du Sida. A savoir: accès universel à la santé et droits de l’homme. Au Bas-Congo, les personnes malades sont discriminées. Elles ne savent pas revendiquer leurs droits qu’elles méconnaissent.

“Tu vas mourir. Car, tu es déjà comptabilisé parmi les morts.”, clamait à tue-tête un acteur sur “Standard”. Ce dernier, riche s’était fourvoyé dans les femmes jusqu’à contracter le sida. Du coup, il a été rejeté par ses amis et sa famille. Pièce de théâtre certes que jouait la troupe ” Butungu” à l’attention des étudiants de l’Isc mais une réalité au Bas-Congo au sud-ouest de Kinshasa. La confirmation n’était pas si loin. “Je ne peux pas toucher une Personne vivant avec le sida.”, a lâché une étudiante électrisée par ce théâtre vivant. Pour Ban-Ki-Moon, le Secrétaire général de l’Onu :” …l’objectif que nous nous sommes assignés pour 2010 ne peut-être atteint qu’en envisageant le vih à la lumière des droits de l’homme. Autrement dit, il faut lutter contre toute forme de stigmatisation et de discrimination liée au vih…”. Son message a été lu par Biliaminou Alao, chargé de l’information publique à la Mission des Nations-unies au congo (Monuc)
Cependant, la lutte passe notamment par la connaissance des Personnes vivant avec le vih (Pvv) de leurs droits. Plusieurs parmi elles en sont ignorantes à cause de sa faible vulgarisation. “Les Pvv sont tous les jours victimes de discrimination. Elles doivent se prémunir de la loi mais hélas ! Par manque de vulgarisation dans notre cité, elles n’en savent rien.”, regrette une Pvv de Kisantu. Dans maints coins de la province, les personnes atteintes ne connaissent pas les droits que leur confère la loi de juillet 2008. Quatre mois après, grâce au soutien de l’Unicef, une trentaine des Pvv ont été sensibilisées à propos. Ce qui les a ragaillardis.  “Nous connaissons nos droits maintenant et nous les défendons.”, a déclaré un jeune. Il signale que le propriétaire d’un chien avait été traduit en justice par des Pvv de Matadi à l’extrême ouest de Kinshasa. Il refusait d’assurer le traitement au mordue. Mais aussi une femme qui avait insulté un membre de leur association moribond. “Nous avons obtenu gain de cause.”, reconnaît-il.
La journée d’aujourd’hui à l’Isc Matadi a été organisée par la Monuc, l’Isc, l’Ong Jadisida et l’initiative de service for peace.

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