Matadi: une clinique juridique pour sécuriser les femmes

Moins instruites, les femmes de Matadi à l’extrême ouest de Kinshasa assistent impuissantes à la violation de leurs droits. Pour les valoriser, une clinique juridique vient d’ouvrir ses portes.

Début Décembre pendant qu’elle pleurait son mari, Josiane K était interdite d’entrer dans sa chambre par sa belle famille. Celle-ci lui a ravi tous les biens et lui a laissé la responsabilité de ses deux enfants. Son pasteur lui a demandé de ne pas revendiquer. ’’ Il m’a dit que ce sont des biens du monde et que je devais éviter des attaques des sorciers.’’, reconnaît-elle.

A Matadi, beaucoup de femmes sont victimes de pareille situation. Pourtant, des activistes de droits de l’homme dans les médias les invitent à résister face à ce genre de pression et leurs demandent de contacter un Avocat. Malheureusement, plusieurs d’entre elles ne sont pas instruites. ‘’ J’ai toujours trouvé trop compliqué cette histoire d’avocats. En plus, il faut beaucoup d’argent.’’, argumentait une d’entre elles à qui il était demandé de consulter un Avocat. Analphabète, une mère échange avec sa voisine : ‘’ Ca ne vaut pas la peine. Car, nous ne sommes jamais pris en compte. Voyez, il n’y a que des activistes de droits de l’homme et jamais de droits de la femme.’’.

En vue de les soutenir, l’Association des femmes juristes congolaises (Afejuco), vient d’ouvrir pour elle, une clinique juridique. Présidente, Cherine Luzaisu explique : ‘’ C’est un cadre gratuit pour le conseil, la sensibilisation, la sécurité et la protection de la femme.’’ . Marie Ludovic Manoka, Ministre provincial du genre et famille a salué l’initiative de l’Afejuco. Pour elle, ‘’ Cette structure permettra à la gent féminine victime de toute sorte de violation de faire entendre sa voix.’’.

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