Matadi : une femme et sa fille qui devaient ester en justice kidnappées

Matadi : une femme et sa fille qui devaient ester en justice kidnappées
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Vers 9 h F.V négociait une chaînette en or avec une dame au marché Minkondo. Du coup, une jeep s’est arrêtée. Des hommes l’y ont introduite de force avec sa fille. « Ils m’ont administré une piqûre et j’ai perdu connaissance. », raconte-t-elle. Sa fille s’est écorchée. Elle-même s’est brûlée aux mains. Réveillée vers 21 h, elle s’est rendue compte qu’elle était  dans une brousse aux environs de Moanda entourée de 3 gaillards furieux,a-t-elle expliquée.  Ils se moquaient de moi disant : «  On verra comment tu iras lundi au tribunal.’ ». A la petite, ils répétaient: «  Nous allons tuer ta mère et  tu iras vivre avec ton père. ». Ils ont eu la vie sauve grâce à la pitié d’un des assaillants. Ces derniers les a conduits à Boma et leur a remis 5000 FC (6$). Et F.V d’ajouter : «  il m’a  recommandé de quitter Matadi. Car, ma vie est en danger».

F.V. et sa fille de 7 ans ont été enlevées le week-end dernier. Pourtant, leurs témoignages étaient attendus aujourd’hui par le tribunal. Nathan Vumbu Vumbu, Pasteur est poursuivi pour viol de cette fille qui est son propre enfant.  

Depuis plusieurs mois, le Pasteur Nathan Vumbu Vumbu du Centre missionnaire évangélique du congo(Cemco) est poursuivi pour viol sur sa fille de 7 ans. Les examens médicaux avaient révélé que cette dernière n’était plus pucelle. Les autres faits dont le viol de sa deuxième fille et la contrefaçon n’avaient pas été retenus. Le verdict du tribunal de grande instance l’avait acquitté. Le ministère public avait interjeté appel. La partie défenderesse représentée notamment par Me Cherine Luzaisu avait violement protestée. L’audience était prévue aujourd’hui.

Face à  ce rapt, le Procureur général a ordonné que soit arrêté tous les suspects. Nathan Vumbu l’a été en premier. Celui-ci  affirme pourtant qu’il n’y est pour rien. Pour lui,  c’est une cabbale montée de toutes pièces.

La justice a renvoyé l’affaire  au 11 janvier. Selon elle,  la plaignante est encore sous le choc.

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