Matadi : impayés il y a 40 mois, les travailleurs de l’hôtel métropole en colère

une vue de l'hôtel métropole/Infobascongo

une vue de l'hôtel métropole/Infobascongo

Pour faire entendre leurs voix, les travailleurs de l’hôtel Métropole de Matadi ont empêché leur Directeur de franchir la porte de son bureau. Après 6 mois de fermeture de cette hôtel, ils veulent reprendre le travail pour mieux suivre leur situation d’arriéré de salaires d’il y a 40 mois.

A l’entrée de la porte de l’hôtel Métropole de Matadi à l’extrême ouest de Kinshasa, une inscription exige l’arrivée de Victor N’Joli, Associé principal gérant de la Safritel. ‘’ C’est lui notre patron qui doit décider de notre sort. Nous voulons qu’il vienne ’’, a fait savoir Cyprien Buyungi, Vice-Président de la délégation syndicale.

Cet hôtel de renom qui se compte parmi le plus vieux de la province a mis la clé sous la porte. Selon un communiqué de Victor N’Joli, la société sera fermée jusqu’à ce qu’elle sera en mesure de faire face aux conditions légitimes exigées par les travailleurs. Ces derniers réclamaient le paiement de 40 mois d’arriéré de salaire.

Depuis, 6 mois se sont écoulés. Selon un agent de Métropole qui cite son employeur, ils ne sont pas payés parce que le gouvernorat est insolvable à hauteur de près de 800.000$. Ces dettes datent de l’époque du Gouverneur Tsasa, il y a à peu près 6 ans. Une rencontre entre la délégation syndicale, le représentant de l’employeur et Simon Mbatshi, le Gouverneur avait abouti à un début de solution. L’employeur avait exigé le paiement de 40 millions (42.000$) de Fc pour que l’hôtel rouvre ses portes. Les deux parties avaient convenues pour la moitié selon la disponibilité du gouvernorat.

Février, cet argent avait été payé .Malheureusement, le travail n’a pas repris. ‘’ Le patron avait fait preuve de mauvaise foi en exigeant encore de l’argent ’’, regrette un gréviste qui stigmatise aussi la mauvaise gestion. En ce même mois, Simon Mbatshi, avait pris un arrêté instituant une commission de médiation pour régler ce conflit. Composé du Président du tribunal de paix, d’un représentant de la Fédération des entreprises du congo et d’un autre de l’Union nationale des travailleurs du congo, elle devait se réunir dans les 3 jours ouvrables de la saisine. L’article 4 stipulait : ‘’…l’instruction doit se terminer 10 jours ouvrables à dater de la 1ère séance ‘’. Cyprien Buyungi signale que la commission ne s’est pas encore réunie. C’est à cela qu’il demande l’arrivée de l’employeur pour reprendre le travail. ‘’ Cela nous permettra de mieux suivre ce dossier.’’, conclut-il.

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