Kimpese : des négociations pour sauver la Cinat

La Cimenterie nationale à Kimpese/Infobascongo

La Cimenterie nationale à Kimpese/Infobascongo

A Kimpese, à 220 Km de Kinshasa, les travailleurs de la Cimenterie nationale (Cinat) sont impayés depuis plus de 7 mois. Par manque des moyens financiers, le gouvernement ne sait plus actionner cette firme. Il recoure à Lafarge, l’un de grands cimentiers du monde.

 ‘’Sur les 9600 industries laissées par les colons belges, 130 seulement sont opérationnelles en République démocratique du Congo.’’, a fait savoir Anicet Kuzunda, Ministre national de l’industrie.

Au Bas-Congo, on compte  une cinquantaine d’usines qui sont fonctionnelles. Certaines parmi elles, sont  confrontées aux multiples problèmes. La tournée du ministre national ce Mercredi  a eu comme objectif de palper du doigt les réalités de toutes ces usines. A la Cinat, les ouvriers ont présenté leurs difficultés. ‘’L’alourdissement du passif social des travailleurs, l’accumulation des arriérés de salaire des agents, etc’’, sont les plaintes  contenues dans  leur mémo lu devant Anicet Kuzunda. Pour F. Mamingi, un des syndicalistes de la Cinat ‘’ le seul moyen d’assurer la relance des activités de cette entreprise pour améliorer leurs conditions sociales est de négocier avec Lafarge.’’ Il ajoute que ‘’ au moins avec lui, la modernisation et la réhabilitation de la Cinat sont assurés.’’

 Créée depuis 1970, la Cinat a mis sur le marché 20.000 sacs de ciment en 1970. Il produisait 1000 tonnes par jour. Vers les années 1980, cette société a accru sa production. Elle produisait alors 200.000 tonnes par jour. Actuellement, la Cinat ne produit que 85.000 tonnes par jour. ‘’ L’absence de fond de déroulement et la vétusté des machines sont à la base de cette baisse.’’, explique Valentin Zodi, Admnistrateur délégué technique de la Cinat.

 

Anicet Kuzunda a rassuré que les négociations avec Lafarge continuent. ‘’Il nous a donné plusieurs conditions notamment la garantie de la fixation du prix du sac de ciment pendant 10ans.’’ Confie  Anicet Kuzunda. A cette condition, le gouvernement central pense que le prix relève de règlement de l’entreprise et non d’une affaire des partenaires. Il leur a promis que les négociations sont pratiquement en terme. ‘’ Je souhaite qu’une autorité provinciale soit impliquée dans cette affaire.’’, pense Deo Nkusu, Vice gouverneur du Bas-congo. ‘’ Pour sauvegarder et protéger les industries existantes, mon ministère prévoit dans les jours prochains une loi qui les mettra aux  normes  des marchés régional et international en vue de relancer l’industrie du pays.’’,  déclare –t-il.

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