Bas-Congo : sectes et croyances favorisent l’expansion de la poliomyélite

Bas-Congo : sectes et croyances favorisent l’expansion de la poliomyélite

Au Bas-Congo de plus en plus, des cas de poliomyélite confirmés et suspectés sont enregistrés.  Les victimes sont des enfants où des adultes qui n’ont jamais été vaccinés à cause des croyances et sectes. Des campagnes lancées tentent d’atteindre tous les enfants.

Par Victor Sidi,Stagiaire

Un enfant vacciné/Photo Internet

Pendant que en mai dernier 2 cas de poliomyélite avérés avait été enregistrés à Kimvula dans le district de la Lukaya, 8 autres cas  vient alourdir les statistiques de cette maladie dans ce milieu enclavé. Ce sont des journalistes de la Radio télévision nationale, chaîne provinciale qui ont couvert la campagne de vaccination à Kimvula  qui l’ont révélé ce matin. Parmi les victimes, une fillette de 3 ans qui vient de perdre l’usage de la jambe droite et du bras gauche. Ses parents inconsolables à son chevet reconnaissent qu’elle n’a jamais été vaccinée.

Ces nouveaux cas porteront à 21 le nombre des victimes de cette maladie dont 21 enfants et 3 adultes. Cependant, il est probable que le bilan s’alourdisse car des cas suspects ont été répertoriés dont 8 à Mbanza-Ngungu. Selon le Médecin chef de Zone de Masa,’’les échantillons sont entrain d’être analysés à l’Institut national des recherches biomédicales(Inrb) de Kinshasa’’.

C’est en 2006 que cette maladie virale a resurgie en Rd Congo. Pourtant entre 2000 et 2005, elle allait être éradiquée. Le Bas-Congo frontalier à l’Angola où des cas ont été enregistrés en 2007 serait la province qui a contaminé l’Equateur et la Province Orientale. Très lié aux croyances et sectes traditionnels, beaucoup de parents refusent de faire vacciner leurs enfants. Les parents de la fille de 3 ans de Kimvula ont avoué n’avoir jamais vacciné leur enfant, la vaccination étant contre leur foi.

Peu de campagnes

Face à la forte recrudescence de la maladie à Kimvula, des structures internationales organisent des campagnes à répétition. Une autre est prévue dès ce 24 juillet. Cependant avec les mouvements migratoires, les risques de contamination sont évidents. Selon le Dr Jean Baptiste Mabunda, Coordonnateur du Programme élargi de vaccination(Pev),’’1 cas de poliomyélite peut contaminer plus de 200 personnes ‘’. Ce dernier regrette cependant que ‘’le manque des moyens ne permet pas d’organiser des campagnes de riposte dans toute la province surtout que les adultes contractent désormais cette maladie’’.

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