Matadi : pas de quiétude pour les propriétaires des maisons anarchiques aux cimetières de Ngadi

Matadi : pas de quiétude pour les propriétaires des maisons anarchiques aux cimetières de Ngadi
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Plusieurs familles qui  ont construit des maisons aux cimetières  non désaffectés de Ngadi I et II  à kinkanda à Matadi, capitale du Bas-Congo au sud-ouest de Kinshasa ont envahi le devant de la résidence du Vice-Gouverneur tôt matin. Elles sont allées lui dire les menaces qu’elles subissent de la part des gens qui serait de la société civile et qui leur demandent de l’argent pour que leurs maisons ne soient pas démolies.

Maisons anarchiques aux cimetières/Photo Internet

Des parents accompagnés  de leurs enfants visiblement inquiets attendaient impatiemment Deo Nkusu, le vice-gouverneur. ’’ Nous ne somme plus en paix, chaque jour nous recevons des  agents  pour nous déranger ’’,  accuse Albert landu.

Hier, un monsieur qui serait de la société civile accompagné d’un Capitaine de la police est allé prendre les mensurations  des maisons construites dans ces cimetières. Se disant en mission diligentée par le gouverneur à en croire les habitants, il leur a exigé 200$ par famille pour éviter que leurs maisons soient démolies. La peur au ventre, certaines familles le cherchaient déjà pour payer cet argent.

Depuis un certain temps, ceux dont les leurs reposent dans ces cimetières s’insurgent contre les constructions anarchiques qui y poussées comme des champignons  laissant à découvert des ossements. Pourtant, il y a quelques trois ans, on y enterrait encore des morts. La mairie en a détruite deux il y a deux semaines et le 1er août, dédié au mort, la population se fait justice en démolissant plusieurs autres maisons. Une pierre avait même atteint Belly Pambu, un journaliste qui est hospitalisé.

Depuis, la société civile est montée sur ses chevaux pour dénoncer  le trouble du repos des morts.’’ Il faut que les coupables soient sanctionnés’’, avait exigé Didier Mambueni, le vice-président  évoquant une complicité entre autorité et quelques chefs coutumiers. La tension qui règne autour de ce dossier fait désormais l’objet des chantages. Cependant, Pierrot Mvumbi, le Président de la société civile ne reconnait pas avoir envoyé quelqu’un prendre les mensurations. Mêmement du côté de Deo Nkusu dit n’avoir pas signé un ordre de mission pour cette situation. Il a promis que le gouvernement provincial statuera ce vendredi en conseil des ministres à propos.

Ange Lumpavika,Stagiaire

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