La société civile du kongo central ne veut plus de son gouvernement et de son assemblée

La société civile du kongo central ne veut plus de son gouvernement et de son assemblée
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Membres de la société civile et partis politiques du Bas-Congo/Infobascongo

La société civile du Kongo central(Socikoc) s’insurge contre la gestion du Bas-Congo. Dans son mémorandum  adressé au président de la République le week-end dernier, elle lui demande d’user des moyens constitutionnels et politiques pour y mettre fin.

Le mémorandum de la Socikoc relève d’abord : la violation de la constitution. Le gouvernement de Jacques Mbadu, le gouverneur possède 10 ministres et cinq commissaires généraux. Ces derniers ont rang des ministres. Certaines villes et territoires n’ont pas de ministres. ‘’ Cela ne reflète pas la géopolitique et le nombre de ministres ne doit pas dépasser 10 ‘’, explique le mémo. Il évoque aussi : l’entrée en fonction des ministres et commissaires généraux avant l’investiture, la non tenue de la remise et reprise entre ministres entrant et sortant, l’émission des chèques sans prévisions.

Au sujet de la fragilisation de la paix et de l’unité, la Socikoc évoque : ‘’ la mise en index de certains citoyens à cause de leur prise de position ; la résignation et le silence de certains députés et dignitaires du Bas-Congo pour s’en sortir ; le soudoiement de certains leaders pour se dresser contre d’autres ; le recrutement des gangsters pour contrarier par des menaces…’’.

Désir du changement

Enfin, le mémo fait allusion à une mauvaise gestion des ressources humaines et financières. A la prise des fonctions de Jacques Mbadu, le gouverneur, il a licencié en masse les agents et personnel de carrière du cabinet du gouverneur et de l’intendance générale. Pour elle ’’c’est abusif et est une vraie démonstration d’un pouvoir cynique au service du mal’’. Elle évoque aussi : la minoration de leurs indemnités de sortie calculées en fonction de leur salaire de base pendant que ceux de l’ancien cabinet de Jacques Mbadu ont vu ces frais majorés parce que calculés en fonction de leurs émoluments. Autres dénonciations :’’ l’augmentation des émoluments des députés, le paiement sélectif du personnel conduisant à des retards de salaire de près de trois mois, émission d’un chèque sans provisions de 500 millions de fc(550 000$) à l’entreprise chinoise Zengwei pour la construction du stade Lumumba(les travaux n’ont toujours pas encore commencé),passation de marché de gré à gré de plus de 40 000$ pour la construction sans respect des normes du stade Damar, distribution des sommes d’argent et de milliers de sacs de ciment aux leaders d’opinions et associations confessionnelles…’’ La socikoc tient à ce que ça change : ‘’nous vous prions Excellence, de ne pas lésiner sur les moyens constitutionnels et politiques à votre portée pour mettre fin à cette anarchie qui résulte du laxisme et de la complicité nuisible de l’assemblée provinciale et du gouvernement provincial’’,propose-t-elle.

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