Bas-Congo : de plus en plus de filles à l’école

Bas-Congo : de plus en plus de filles à l’école
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sensibilisation des élèves /infobascongo

Au Bas-Congo, les parents, particulièrement ceux de Matadi et Boma,  envoient de plus en plus leurs filles à l’école. Du coup, le taux de scolarisation va croissant. Cela vient d’être prouvé au test national de fin d’études primaires (Tenafep) qui a eu lieu ce jeudi. C’est la résultante d’une forte sensibilisation  Mais, il reste encore beaucoup à faire surtout dans les campagnes.

Vive le Tenafep ! Les enfants attendaient cet examen qui sanctionne la fin des études primaires. Le Bas- Congo aligne 71. 533 finalistes. La participation des filles à Matadi et Boma, les deux villes de la province  est de 51%. Une avancée car, à l’édition passée, elle était de 48%. Ce qui réjouit Wivine Mudekoko, le chef de division urbaine de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) :‘’ c’est le résultat de la sensibilisation. Fini le temps de considérer la fille comme une ménagère.’’

Autrefois, les parents scolarisaient plus le jeune garçon et laissaient la jeune fille à la maison au motif notamment qu’elle se mariera et que donc, rien ne valait qu’elle aille à l’école. En 2003, l’Unicef a lancé la campagne :’’toutes les filles à l’école’’. L’état congolais, des Ong, les musiciens à l’instar de Werrason …se sont mis à la danse. Des kits scolaires ont même été distribués. Très vite, l’accent commençait à être mis sur la parité. . ‘’Filles comme  garçons doivent tous être scolarisés au même titre  car dans l’avenir, les filles aident aussi leurs parents et elles sont utiles à la société’’, tempêtait Annie Mbadu, secrétaire permanente du Réseau femmes et développement (Refed) lors d’un atelier de sensibilisation en Mars.

Sensibiliser dans les campagnes

Bien que les résultats soient satisfaisants dans les villes, ils ne les sont pas dans campagnes. Les filles continuent à rester à la maison garder leurs petits frères et sœurs sinon, elles vont au champ. ’’ Ceci est du au manque de sensibilisation des parents qui sont dans des villages qui continus à privilégier  la scolarité des garçons’’, regrette Lambert Mbadu, chef de division provincial de l’Epsp Bas Congo I avant d’inviter les parents ‘’à scolariser la petite fille’’.

 

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