Matadi : veuves et enfants découvrent leurs droits

Matadi : veuves et enfants découvrent leurs droits
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La secrétaire exécutif du Refed et ses collaboratrices à Tshimpi à Matadi/Infobascongo

La secrétaire exécutive du Refed et ses collaboratrices à Tshimpi à Matadi/Infobascongo

Le réseau femme et développement (Refed) est en campagne. Il sensibilise les autorités, leaders d’opinions, la population, les membres de structures  et Ong  de Matadi sur la protection de la famille et le règlement de succession. Objectifs : permettre aux enfants  de bénéficier de l’héritage de leurs parents après la mort de leurs pères, aux veuves, le partage des biens équitables après le décès de leurs conjoints.

Caravanes motorisées, conférence et rencontre avec les habitants, le Refed sensibilise les différentes couches de la population de Matadi depuis le week-end passé. ‘’’ Nous voulons que les enfants accèdent à leur héritage selon la loi et non la coutume, que les veuves rentrent dans leurs droits et que les enfants soient enregistrés à l’état civil pour la protection de la famille’’’, explique Annie Mbadu, secrétaire permanente du Refed. Le substitut du procureur de la République, avocats, chefs de divisions des droits humains ; du genre, famille et enfants entretiennent l’assistance sur : l’enregistrement des enfants et le mariage à l’état civil, les régimes matrimoniaux, le divorce, les droits de l’enfant et humains. »Donnez la chance à vos enfants d’être reconnus à l’Etat civil pour leur intérêt au risque d’être taxés étrangers au moment où ils vont postuler comme députés », met en garde Job Mankonka, le chef de division des droits humains.

 Sensibilisation appréciée

Sensibilisation des habitants de Tshimpi par le Refed/Infobascongo

Sensibilisation des habitants de Tshimpi par le Refed/Infobascongo

Au Bas-Congo, les enfants et veuves sont souvent chassés de la maison après la mort du père. Les mariages et les enfants sont rarement enregistrés à l’état civil. La connaissance qu’ils acquièrent les réjouit. ‘’J’en suis victime. Ma belle famille m’a chassé de la maison après la mort de mon mari ainsi que mes enfants. Nous avons rien reçu comme héritage. Si j’étais informée à temps, j’allais porter plainte au tribunal de paix ‘’, regrette une veuve. « ça fait 17 ans depuis que mon mari est mort ma belle famille m’ a ravi la maison que mon feu époux m’a acheté alors que le livret porte mon nom. Avec cette sensibilisation, je veux chercher un avocat pour défendre mon cas’’’, lance déterminée Marie Bamba, présidente des veuves de l’église Communauté baptiste du Congo ouest de Safari à Kinkanda. ’ »Moi, j’enregistrerai mes enfants à l’Etat civil’’’, se décide  Guélord Mavavi, enseignant à l’institut Monseigneur Lubaki. Les autorités aussi sont contentes de l’activité que mène le Refed. ‘’’ L’organisation d’un pays commence par la famille, une fois cette dernière est bien fondée, c’est le développement de tout un pays ‘’, se réjouit  Edmond Nzita, bourgmestre de Mvuzi.

Le Refed est soutenu par le programme d’appui à la reforme de la justice (Parj), financé par l’Union Européenne  et le royaume de Suède.

 

 

 

 

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