Bas- Congo : le bâtonnier invite les avocats stagiaires à respecter leur serment

Bas- Congo : le bâtonnier invite les avocats stagiaires à respecter leur serment
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Deux cents avocats viennent de prester serment ce jeudi dans la salle victoria à Kinkanda  à Matadi devant des juges de la cour d’appel. Le bâtonnier leur demande de respecter leur serment. Parmi les maux qui minent cette profession : le racolage.

Prestation de serment de nouveaux avocats 2013/ Infobascongo

Prestation de serment de nouveaux avocats 2013/ Infobascongo

Cent nonante-huit avocats deviennent stagiaires. Ils presteront sous l’encadrement des maîtres de stage. Deux autres sont inscrits au tableau de l’ordre. Ils peuvent ouvrir leurs cabinets.

Profession noble, il est parfois reproché aux avocats : le racolage (Avocat qui recherche des clients, Ndlr) mais aussi d’autres méfaits. Une autorité de la justice signale qu’elle poursuivra une dizaine d’entre eux. Pourtant,dans leur serment,ils jurent :‘’respecter la constitution, obéir à la loi, exercer la défense et le conseil avec dignité, conscience, indépendance et humanité,ne rien dire ou publier de contraire aux lois,aux décisions judiciaires,aux bonnes mœurs,à la sécurité de l’état et la paix publique,de ne jamais m’écarter du respect du aux tribunaux,aux magistrats et aux autorités publiques,ne conseiller ou défendre aucune cause qu’ils ne croiraient juste en leurs âmes et conscience’’ .

Bâtonnier de Matadi, Jacques Zakayi leur demande’’de respecter leur serment, d’être solidaire et surtout honnête’’.

 

Mettre fin au racolage

A propos du racolage, le bâtonnier a toujours été formel : ‘’c’est une très mauvaise pratique. Le confrère qui tombera dans cette faute sera sévèrement puni’’, ne cesse-t-il de mettre en garde. ’’Je travaillerai dans le respect de mon serment‘’, promet Junior Mutala. ‘’Le serment est clair, je me battrai pour le respecter’’, renchérit Bob Walokua.

 

 Encadré

 Matadi : des impétrants sauvés de justesse par le bâtonnier

 Parmi les 198 avocats stagiaires, une trentaine sont dans le collimateur du procureur général. Ils manquent une attestation de naissance,une attestation de fin d’études,un maître de stage…Un parmi eux, a étudié, en témoigne son dossier, à l’université Marien Ngouabi en République du Congo mais ne brandit pas son attestation de nationalité. ’’Leurs dossiers sont incomplets et ne peuvent donc pas prêter serment’’, s’insurge Bongo, substitut du procureur général du parquet.

En présence de leurs membres de famille, ces impétrants ont la peur au ventre.   Cependant, Jacques Zakayi, le bâtonnier prend leur défense. ‘’Nous avons envoyé des membres du conseil de l’ordre un peu partout dans les universités du pays. Les attestations de réussite ne sont plus délivrés dans les universités jusqu’à nouvel ordre du ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Le barreau  a examiné ces dossiers et vous rassure que les relevés des côtes qu’ils ont fournis sont valables. Pour ceux qui n’ont pas de maîtres de stage, le barreau prend ses responsabilités’’, défend-il. Et de poursuivre : ‘’ne gâchons pas la fête’’. Et quand, le juge Kabasele prend acte de cette plaidoirie, c’est sous les applaudissements frénétiques de la salle.

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