Bas-Congo : l’action du gouvernement en faveur des bibliothèques scolaires boudée

Bas-Congo : l’action du gouvernement en faveur des bibliothèques scolaires boudée

Des écoles du Bas-Congo, au sud-ouest de Kinshasa, manquent cruellement des bibliothèques. Ce qui fait perde aux élèves le goût de la lecture. En collaboration avec certains partenaires, le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) tente  de rectifier les tirs. Mais, il s’y prend mal.

la cour de l'école Olive Kabila à Maduda/photo infobascongo

la cour de l’école Olive Kabila à Maduda/photo infobascongo

A Kitomesa, un quartier populeux de Matadi, évolue dans la cave d’une église protestante inachevée une école, le lycée Nzumba. La bibliothèque, ici, ils n’en connaissent pas. Mêmement à ‘’La craie blanche’’, une autre école de fortune à proximité. Dans la quasi-totalité d’écoles de Matadi voire du Bas-Congo, les bibliothèques n’existent pas. ‘’ Ce n’est pas normal. Le livre est un outil indispensable’’, note Saturnin Milandu, un ancien enseignant de français. ‘’ Il n y a pas d’écoles sans livre’’, précise Lambert Mbadu, directeur provincial de l’Education, Bas-Congo I.

Pour résoudre le problème, le ministère national de l’EPSP a ciblé depuis l’année passée, quelques écoles en vue de réhabiliter les bibliothèques scolaires. Elles doivent verser selon les sections et le nombre d’enfants entre 1 million des fc (1100$) et 4 millions des fc (4400 $). Chaque élève a remis sa quote-part pour atteindre ce montant. Ceux qui ne l’ont pas fait ont même été chassés de l’école. En revanche, ll leur a donné des livres.

 ‘’C’est un projet qui a échoué’’

A cause du manque des bibliothèques dans les écoles, les enseignants ne motivent plus les élèves à exposer sur les livres. Ces outils paraissent savants à leurs yeux. Marianne, 19 ans vient de décrocher son diplôme au complexe scolaire Mavinga. Elle n’a jamais lu un livre. ‘’Je préfère regarder un film et l’expliquer que de lire un livre. Le tout est question d’habitude et moi, je n’y ai pas été initiée’’, s’explique-t-elle. Le projet de l’EPSP était perçu comme une aubaine. Malheureusement, le problème n’a pas été totalement résolu. ‘’Mon fils a même été chassé l’année passée pour n’avoir pas payé les 5000 FC (5 $) éxigés.J’ai quand même payé mais, il n y avait pas de livres de sa filière,regrette Elysée Basilua,un habitante de Soyo à Matadi . Ce n’est pas sérieux, j’ai payé pour rien !’’ ‘’C’est un projet qui a échoué. Les autorités nous ont imposé ces livres qui sont d’ailleurs insignifiants. Notre école a reçu un lot d’à peu près 200 manuels pour 2 millions 600000 fc (2.900 $). Pour réunir ce montant, l’école a dû diviser ce montant sur le nombre des enfants. Mais les élèves de secondaire ont payé mais les livres de leurs branches n’étaient pas dans le lot’’, renchérit un préfet des études d’une école publique de Matadi. ‘’Nous pouvions les acheter nous- mêmes à bas prix’’, une source de l’école Ntetembwa.

 Bientôt la 2ème phase

Mbadu apaise les parents et les responsables d’écoles : ‘’la 2ème phase démarre bientôt’’.

Il conclut :’’ En ce lundi d’octobre consacré à la journée internationale des bibliothèques scolaires.

 Le ministère a compris la portée de cette journée raison pour laquelle il tient à réhabiliter des bibliothèques scolaires. Il y a un déficit communicationnel, ces livres n’étaient pas destinés aux enfants mais pour alimenter les bibliothèques. Comme pour la construction d’une maison, chacun est prié d’apporter sa pierre de reconstruction. C’est ainsi que les écoles et les parents ont été associés’’.

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