Bas-Congo : les femmes invités à dénoncer les violences faites contre elles

Bas-Congo : les femmes invités à dénoncer les violences faites contre elles

Pour dire non aux violences faites à la femme de Kinzau-Mvuete à Seke-Banza, le collectif de femmes du Bas-Congo  vient d’être en atelier à ‘’la maison de la femme’’ à Matadi. Elle projette la création d’un réseau des communicateurs dans la province pour dénoncer les violences faites contre elles.

Table ronde des femmes du Bas-congo

Table ronde des femmes du Bas-congo

 ‘’Vous devez dénoncer les violences faites à la femme pour que les auteurs soient punis’’, invite Chantal Malamba,directrice de cabinet adjonte du gouverneur. Au Bas-Congo àù les violences sexuelles prennent de l’ascension,les femmes ne dénoncent souvent pas.Selon la coutume,dénoncer,c’est déshonorer sa famille,son foyer…

Cet atelier fait suite à l’insécurité qui prévaut à Kinzau –Mvuete en territoire de Seke-Banza où des jeunes filles sont kidnappées et parfois tuées. ‘’Le ministère du genre, famille et enfant condamne avec énergie toutes formes de violences sexuelles faites aux femmes dans la province. Le gouvernement provincial ne ménage aucun effort pour clarifier et combattre ce drame qui sévit à Kinzau-Mvuete’’, rassuré Thérèse Mambu, ministre du  Genre, famille et enfant. 

La situation dans cette cité grossit le nombre des violences sexuelles dans la province. La division du genre, famille et enfant a enregistré 1053 cas  en 2012 et déjà  1876 cas cette année.

Soutenir la femme

Pour lutter contre ce mal,le collectif demande :’’ Au président de la République de garantir la paix et la sécurité sur toute l’étendue de la Rd Congo, à la police nationale congolaise de renforcer l’effectif des policiers pour sécuriser le Bas Congo , de renforcer la sécurité dans les territoires de la Rd Congo limitrophes du Bas Congo notamment pour éviter que les Kulunas(racketteurs) de Kinshasa n’y trouvent plus refuge, à l’assemblée nationale de voter une loi interdisant la liberté provisoire des bourreaux des victimes des violences sexuelles,à l’assemblée provinciale d’assurer la prise en charge de la police et les femmes victimes des violences sexuelles, d’appuyer les femmes dans leur lutte contre les violences faites contre elles… Renforcer la collaboration entre population, en vue de lutter contre les violences faites aux femmes’’. Et Alice Makayi, de la société civile  de Kimpese à 145 km de Matadi de conclure : ‘’Il faut aussi que la femme prenne conscience de la situation qu’elle vit, en s’habillant décemment ‘’.

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