Muanda : de nouveaux militaires outillés sur les droits des prisonniers

Muanda : de nouveaux militaires outillés sur  les droits des prisonniers

Tombée des rideaux de la formation sur la justice militaire et le droit international sur le respect des prisonniers de guerre, à la base militaire de Kitona, dans la cité côtière de Moanda. Grâce à cette session organisée par le bureau de coopération militaire de l’ambassade des Etats-Unis,   les recrues des Forces Armées de la Rd Congo (FARDC) ont appris l’attitude à afficher devant un civil et un prisonnier.

officiers militaires et policiers/Infobascongo

officiers militaires et policiers/Infobascongo

Ils sont 2.000  recrues des Forces Armées de la Rd Congo (FARDC) répartis  dans au moins vingt locaux qui apprennent à même le sol les leçons à la base militaire de Kitona. Durant deux jours, des formateurs américains et des magistrats militaires congolais se sont appesantis sur la justice militaire en Rd Congo, ses compétences et quelques infractions prévues dans le Code pénal. Cette formation permet à ces jeunes militaires de connaître aussi  la convention de Genève et leurs Protocoles additionnels. ”Ce  sont des traités internationaux qui contiennent les règles essentielles fixant des limites à la barbarie de la guerre. Ils protègent les personnes qui ne participent pas aux hostilités (les civils, les membres du personnel sanitaire ou d’organisations humanitaires) ainsi que celles qui ne prennent plus part aux combats (les blessés, les malades et les naufragés, les prisonniers de guerre)’’, fait savoir Vincent Matanosky, capitaine de vaisseau de U.S. Navy.

Au Bas-Congo, des présumés accusés sont  arrêtés et menottés souvent en toute brutalité par les militaires. Des prisonniers vivent dans les conditions qui laissent à désirer. Un comportement qui foule au pied l’article 3 de cette convention. ‘’Il exige que toutes les personnes se trouvant entre les mains de l’ennemi soient traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable. Il interdit plus particulièrement le meurtre, les mutilations, la torture, les traitements cruels, humiliants et dégradants, les prises d’otages et les procès inéquitables. Étant donné qu’aujourd’hui, la plupart des conflits armés sont non internationaux, il importe au plus haut point d’appliquer l’article 3 commun. Son strict respect est indispensable. Ce qui n’est pas le cas chez nous. Voilà le bien- fondé de cette formation’’, rappelle le général Jacques Ychali Gonza, commandant second de la base militaire de Kitona.

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