Bas-Congo:des paysannes offrent des faveurs sexuelles pour cultiver

Bas-Congo:des paysannes offrent des faveurs sexuelles pour cultiver
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Les orateurs du jour. JC Luta, T. Mambu, L. Nsimba et Sylvain Bibiaka de Harvest plus / Infobascongo

Les orateurs du jour. JC Luta, T. Mambu, L. Nsimba et Sylvain Bibiaka de Harvest plus / Infobascongo

En prévision de la journée mondiale de la femme rurale, l’Association des producteurs et transformateurs du manioc,(APTM)vient de tenir un point de presse dans la résidence de Leonard Nsimba Nzungila, président de ladite association. La femme rurale en a profité pour faire savoir qu’elle est parfois obligée de coucher avec des ayants droit pour accéder aux terres cultivables.

N. M. la trentaine révolue, habitant Mamie village dans le territoire de Muanda se souvient encore de son triste passé. ‘’ Alors que j’étais à la recherche des terres pour cultiver, je suis tombée entre les mains d’un monsieur ayants droit des terres coutumières qui m’a cédé un terrain d’environ 70 mètres carrés. En retour, je devais lui donner mon corps chaque fois qu’il en avait besoin’’, confie la jeune femme larmoyante. Essuyant ses joues avant de poursuivre: ‘’ Moi qui ne sait ni lire ni écrire et qui ne connais même pas ma date de naissance, comment saurai-je réclamer mes droits ? Le monsieur m’a chassé comme un chien enragé alors que je portais son bébé dans le ventre’’. N. M. a erré çà et là avant de trouver une place à Mamie village grâce à l’Aptm.

Chantal Malamba plaidant la cause de la femme rurale / Infobascongo

Chantal Malamba plaidant la cause de la femme rurale / Infobascongo

La mésaventure de N. M. n’est pas un cas isolé. ‘’ Parmi les veuves et filles mères que j’encadre à Kuakua dans le territoire de Seke-Banza, plusieurs en sont victimes. Grace à la culture de manioc et surtout à sa transformation, notre structure a rendu beaucoup d’entre elles autonomes’’,se réjouit Mamie Mahungu,présidente du Groupe peuple de Dieu(Groupedi).
Dans son exposé, Chantal Malamba, directrice de cabinet adjointe du gouverneur et  membre de l’Aptm a plaidé auprès du gouvernement provincial et national pour  »l’autonomisation de la femme et la facilitation à l’obtention des titres de propriété des terres à la femme rurale ». Elle a par ailleurs invité la femme rurale à travailler en synergie. La ministre du Genre, Thérèse Mambu et le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Jean-Claude Luta  ont expliqué les efforts fournis par le gouvernement provincial  dans la réhabilitation des routes de desserte agricole, la distribution des matériels aratoires et l’encadrement des campagnes agricoles avec l’introduction dans la province des semences améliorées. Ils ont aussi loué l’apport des partenaires internationaux comme Harvest plus. Ce programme spécialisé développe la culture de manioc avec des variétés riches en vitamine A.

Les membres de l'Atpm / Infobascongo

Les membres de l’Atpm / Infobascongo

Pour Léonard Nsimba,‘’ l’autonomisation de la femme rurale passe par la valeur ajoutée qu’on donne au manioc ‘’. Il dévoile devant une éplucheuse de manioc et un moulin. ‘’ Ces deux machines seront mises en fonction dès la prochaine récolte en janvier 2015. Grâce à la main d’œuvre des veuves et filles mères nous avons 32 hectares de manioc ’’, dit-il.
Cette année, la cité de Songololo à 90 Km de Matadi est choisie pour abriter les manifestations relatives à la journée internationale femme rurale le 15 octobre. Elles se dérouleront sous le haut patronage du gouvernement provincial avec l’appui de Harvest plus. Les journalistes ont posé plusieurs questions sur l’accès des femmes aux terres.

 

 

 

Quelques journalistes suivant les orateurs / Infobascongo

Quelques journalistes suivant les orateurs / Infobascongo

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