Matadi : le ministère public accuse le journaliste Safu de diffamation

Matadi : le ministère public accuse le journaliste Safu de diffamation

Audience publique au tribunal de paix de Matadi dans l’affaire qui oppose le ministère public à Daniel Safu, éditeur du journal ’’Le Point saillant plus’’. Cette première audience a concerné le réquisitoire du ministère public. Il accuse l’éditeur d’imputations dommageables.

Daniel Safu, devant les chevaliers de la plume/Infobascongo

Daniel Safu, devant les chevaliers de la plume/Infobascongo

Ce matin, une foule immense assiste à cette audience publique au tribunal de paix. Silencieuse, elle suit le point de presse animé par Daniel Safu et diffusé sur la Radio télévision nationale congolaise, chaîne provinciale. C’est ce point de presse qui fait l’objet de la plainte de Muller Luthelo, député national et candidat député provincial. Albert Fabrice Puela, député national et Deo Nkusu, député provincial, tous candidats députés provinciaux se greffent eux aussi à l’action du ministère public. Pour le ministère public, Daniel a commis l’infraction d’imputations dommageables. Il cite l’article 74 du code pénal qui stipule : ‘’ celui qui a méchamment et publiquement imputé à une personne un fait précis qui est de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération de cette personne ou à l’exposé au mépris public, sera puni d’une servitude pénale de huit jours à un an et d’une amende de 25000fc ou d’une autre de ses peines.’’
La partie défenderesse a exigé la suppression du qualificatif de flagrance.‘’ Elle a soulevé des exceptions d’ordre public qui nécessitaient un jugement avant dire droit écrit et motivé. Le tribunal a joint cette exception au fond’’, a expliqué me Richard Mayala.

Demande du transfert du dossier à l’UNPC
Le 1er juin dernier Daniel Safu a animé un point de presse en tant que analyste politique à Matadi. Il a tenu des propos taxés de diffamatoires par ces trois députés. Le procureur général l’a appréhendé vers 21 heures. A Kinshasa, l’Union nationale de la presse du Congo(UNPC) par d’enlèvement.’’ Quel que soit le niveau de colère,un homme politique doublé de faiseur des lois ne peut pas se laisser emporter par l’ire pour poser des actes illégaux en abusant de son autorité pour orchestrer l’enlèvement d’un journaliste aux heures indues de la nuit’’,s’indigne Kasonga Tshilunde,le président national. Et d’enchaîner :’’Nous demandons aux honorables Luthelo et Puela, d’accepter de transférer le dossier Safu du parquet de Matadi à l’UNPC.’’ Mais selon un juge’’Daniel Safu a parlé en tant que analyste politique et non journaliste’’.
A l’allure où vont les choses,le cri de la corporation des journalistes est loin de trouver un écho favorable.

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