Songololo : des prisonniers s’évadent de nouveau dans la prison

Songololo : des prisonniers s’évadent de nouveau dans la prison

Au Kongo Central, précisément dans le territoire de Songololo, quatre prisonnières viennent de s’évader cette nuit. Les mauvaises conditions carcérales  sont l’une des causes de cette évasion.

Les prisoniers dans la cellule à ciel ouvert

Les prisoniers dans la cellule à ciel ouvert

Le verrou de la porte de derrière de la cellule des femmes cassé, ces prisonnières ont réussi à escalader le mur sur la partie dépourvue des fils barbelés. Cynthia Yanza a été condamnée à 2 ans pour enlèvement d’enfants au tribunal de paix de Songololo le 20 mars dernier,Delphie Matondo, Landu Kisenga et Nsimba Kisenga étaient détenues pour coups et blessures. Cette évasion arrive pour la deuxième fois au cours de cette année dans cette prison. ‘’Nous devons renforcer la garde policière par les éléments du groupe mobile d’intervention de Matadi. Il est nécessaire de réaliser des travaux de maçonnerie et d’ajustage pour relever le mur et renforcer le crochet des portes. Il faut renforcer le personnel de la prison. Je pense qu’avec la scission du commissariat de Mbanza-Ngungu, la sécurité va être renforcée’’,espère Philémon Patience Mushid, commissaire provincial de la Police nationale congolaise. Il a fait une descente ce matin sur le terrain pour s’enquérir de la situation.

Difficultés

Ce centre pénitencier n’est pas suffisamment sécurisé et plusieurs difficultés se présentent, comme celles liées  à l’absence des lieux d’aisances ou encore à la ration alimentaire. Le ministère provincial de la justice octroie à cette prison 260.000 FC (289$) le mois. ‘’C’est insignifiant. Cela nous permet de nourrir la cinquantaine des prisonniers que pendant 10 jours. Heureusement que jusqu’ici, nous n’avons pas encore enregistré des décès‘’, confie Jean Pierre Malonda, le seul gardien de cette prison. ‘’Nous sommes dépourvus des moyens pour secourir ces prisonniers. Nous nous rabattons sur la hiérarchie. Le ministre vient de temps en temps mais nous voulons qu’il fasse plus. La vie humaine est sacrée. Même si ce sont des prévenus, ils ont droit à la vie’’,plaide Eloi Kiambembo, administrateur du territoire .

Créée depuis 1959, cette prison a été réhabilitée en 2012 par la Monusco. Cette prison compte à ce jou 51 hommes et 2 femmes. Parmi eux, 48 prévenus et 5 condamnés  suite à la lenteur des instances judiciaires dans le traitement des dossiers.

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