Les directrices provinciales et membres de l’Ucofem apprennent sur le leadership féminin et le journalisme sensible au genre

Les directrices provinciales et membres de l’Ucofem apprennent sur le leadership féminin et le journalisme sensible au genre
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Quinze femmes dont directrices provinciales venues de l’intérieur et cinq membres de Kinshasa, toutes de l’Union congolaise des femmes des médias(Ucofem) prennent part la formation de six jours sur le leadership féminin et le journalisme sensible au genre du 30 novembre au 5 décembre ,à Kinshasa.



” La présente formation est une opportunité pour les participantes en tant que membre et représentantes provinciales de l’Ucofem, d’évaluer leur rôle et leur responsabilité en tant que femme leader et femme des médias. Mais surtout les former sur les modules: genre et média, journalisme sensible au genre, la gestion éditoriale et le leadership féminin”, précise la formatrice, Clarisse Museme. Chargé des programmes et conseiller en charge de formation à l’Internews Pierre Nsanda estime que ” pour Internews, l’Ucofem est un partenaire privilégié parce qu’ au-delà de la qualité de son travail comme organisation professionnelle, elle aborde le genre, une thématique clé dans le cadre de la mise en œuvre du programme MSDA,un projet qui accorde une importance capitale à la formation des femmes et des jeunes ” . ” Cette session de six jours est une opportunité. Profitez au maximum des connaissances acquises afin de pouvoir éclairer un grand nombre possible des membres de l’Ucofem chacune dans son rayon d’action respectif ”

L’Ucofem, une organisation non gouvernementale qui regroupe les professionnelles des médias des différents organes de presse en RDC.
De nombreuses femmes au sein de la société vivent des situations dans lesquelles elles n’ont pas la possibilité de jouir de certains droits fondamentaux tout simplement parce qu’elles sont femmes. Elles demeurent victimes de discriminations et peinent à bénéficier des droits qui leur reviennent bien que garantis par la loi. Au regard des stéréotypes du genre que la formatrice a défini comme étant des caractéristiques arbitraires, des croyances fondées sur des idées préconçues que l’on attribue à un groupe de personnes en fonctions de leurs sexes. Clarisse Museme estime que ” pour exercer un bon leadership, il faut avoir les argumentaires sur des bases juridiques ; culturelles et bibliques en prônant les exemples positifs ” .

Déconstruire les stéréotypes
Plusieurs exercices notamment sur le rôle des hommes et des femmes dans la société sont programmés. Par exemple, sur base d’une liste détaillée des métiers ; les apprenant étaient appelées à cocher ceux attribués au sexe ou au genre selon la perception de la société. Des exemples sur les quelques pratiques/stéréotypes nuisibles ont été évoqués pour amener les participantes à mieux cerner le concept genre.
La formatrice a en outre parlé des lunettes genre. Selon elle, il s’agit pour la femme leader de s’autocritiquer ou s’auto évaluer elle-même, femme comme mère, comme épouse, selon le rôle social qu’elle joue. Dans ce même chapitre, l’oratrice a défini d’autres concepts tels que : le rôle reproductif, le rôle social et le rôle communautaire. Sur fond des analyses et commentaires  des faits liés au stéréotype du genre, elle a conclu la première partie du premier module accès sur le genre et média en invitant chacune des participantes à déconstruire les stéréotypes vécues dans la vie courante.

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