Covid-19 : obstacle supplémentaire dans la lutte contre le paludisme

Covid-19 : obstacle supplémentaire dans la lutte contre le paludisme
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Le progrès dans la lutte contre le paludisme risque d’être annihilé notamment par la Covid-19. L’OMS appelle à relancer la lutte contre le paludisme

Dans un communiqué de presse, l’OMS  appelle les pays et les partenaires mondiaux dans le domaine de la santé ‘’ à intensifier la lutte contre le paludisme, une maladie qu’il est possible d’éviter et de traiter mais qui fait encore des centaines de milliers de morts chaque année’’. Selon le dernier rapport de l’OMS sur le paludisme dans le monde, les progrès réalisés dans la lutte contre le paludisme stagnent encore, en particulier dans les pays africains où le charge est élevée. Les difficultés d’accès aux outils vitaux sapent les efforts mondiaux visant à juguler la maladie, et la pandémie de COVID-19 devrait entraver encore davantage les efforts de lutte. ‘’ Il est temps que les dirigeants en Afrique – et dans le monde – relèvent une fois encore le défi du paludisme, comme ils l’ont fait lorsqu’ils ont jeté les bases des progrès réalisés depuis le début du siècle ‘’, a déclaré le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. ‘’ En agissant ensemble et en nous engageant à ne laisser personne de côté, nous pouvons atteindre notre vision commune d’un monde sans paludisme ‘’, a-t-il ajouté

Perturbations

Le communiqué renseigne qu’en 2020, la COVID-19 a été un obstacle supplémentaire à la fourniture de services de santé essentiels partout dans le monde. Il cite un rapport qui renseigne que, ‘’ la plupart des campagnes de prévention du paludisme ont pu se dérouler cette année sans retards importants. L’accès garanti aux moyens de prévention du paludisme – comme les moustiquaires imprégnées d’insecticide et les médicaments préventifs à usage pédiatrique – a facilité la mise en œuvre de la stratégie de riposte à la COVID-19 en réduisant le nombre d’infections palustres, ce qui a diminué la pression sur les systèmes de santé. Mais dans le communiqué, l’OMS craint que même des perturbations modérées de l’accès au traitement n’entraînent un nombre considérable de décès. ‘’ Ainsi, selon le rapport, une perturbation de 10 % de l’accès à un traitement antipaludique efficace en Afrique subsaharienne pourrait entraîner 19 000 décès supplémentaires. Des perturbations de 25 % et 50 % dans la région pourraient entraîner 46 000 et 100 000 décès supplémentaires, respectivement’’, indique le communiqué.

Lire:L’OMS appelle à relancer la lutte contre le paludisme

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