Le VIH gagne du terrain chez les adolescents, à Boma, au Kongo central

Le VIH gagne du terrain chez les adolescents, à Boma, au Kongo central
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Le Programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS) était en mission d’évaluation du travail abbatu par des jeunes pairs éducateurs de Boma, au Kongo central. Il appert qu’ils ont réalisé une bonne sensibilisation dans cette ville où plusieurs adolescents sont séropositifs.

Une dizaine d’adolescents dépistés VIH positifs à Boma ! Selon le Secrétaire exécutif provincial du PNMLS Kongo Central,  » c’est parmi les points forts des résultats du quatrième trimestre de l’année 2020 dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative All In  ». (All in, tous ensemble, Ndlr). C’est une stratégie de sensibilisation de tout le monde afin de limiter la propagation du VIH en milieu des adolescents et jeunes au Kongo central.
Le coordonnateur Mabiala a parcouru les onze aires de santé de la zone de santé urbaine de Boma. Chaque groupe de quatre pairs éducateurs a sensibilisé 200 jeunes à raison de 50 par personne et par site. Ces jeunes pairs éducateurs de 16 ans et 17 ans étaient assistés par d’autres un peu plus âgés et expérimentés en matière de VIH. Daniel Mbela est l’un d’eux.  » Je passais de maison en maison pour dire aux jeunes que le VIH existe mais qu’on peut l’éviter. Pour cela j’insistais sur l’abstinence. Par contre aux jeunes qui pratiquent déjà la sexualité, je conseillais l’utilisation du préservatif  », resume-t-il. Ces adolescents utilisent des questionnaires ou échangent avec d’autres adolescents et jeunes sur les IST, leurs symptômes, leurs modes de transmission, leurs conséquences, comment les éviter…Contents, plusieurs parents ont adhéré à cette sensibilisation.

Dans les médias aussi

Outre le terrain, ils sensibilisent aussi dans les médias. Nancy Bandianga est passée plus d’une fois à la télé.  » J’ai dit aux filles que les IST mal soignées peuvent leur rattraper à l’âge adulte. Ils peuvent connaître un problème de stérilité. Je leur ai demandé dès qu’ils ont des symptômes comme des démangeaisons ou des lésions dans les parties génitales d’aller consulter le médecin », rappelle-t-elle. Ces messages ont poussé des adolescents à se faire dépister.  » Cela nous a permis de dénicher une dizaine infectés. Ils ont la possibilité de contaminer leurs copains ou copines. Ces jeunes ont fait du bon travail », se félicite le coordonnateur Isidore Mabiala.

Belle initiative

L’initiative All in a commencé en 2017 au Kongo Central. Ce projet est piloté par le PNMLS avec l’appui de l’UNICEF. A trois ans de la mise en œuvre, les résultats sont probants. Hormis ces jeunes et adolescents récemment dépistés positifs, le PNMLS à travers ce programme est parvenu à une étape très importante. Celle de la divulgation de la séropositivité des jeunes adolescents. A Boma, le programme assure l’accompagnement des 16 autres enfants PVVIH. Deux sont décédés mais les quatorze autres ont bien évolué après leur adhérence au traitement.  » Aujourd’hui, ils ont même une charge virale supprimée. Cependant, des efforts restent à fournir pour le nombre des jeunes et adolescents qui doivent être orientés  », explique Mabiala. Selon notre source, la distance des centres de soins au lieu de résidence de l’enfant, le désintéressement de l’enfant lui-même ou encore le manque d’accompagnement des parents sont parmi les causes du faible taux de dépistage des jeunes au VIH.

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