Des prisonniers dangereux bénéficiaires de la grâce présidentielle, à Mbanza-Ngungu

Des prisonniers dangereux bénéficiaires de la grâce présidentielle, à Mbanza-Ngungu
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Plusieurs prisonniers qui croupissaient à l’institution carcérale de Mbanza-Ngungu sont libres. Ils ont bénéficié de la grâce présidentielle. Mais des habitants ont encore frais à l’esprit leurs dégâts. Ils regrettent leur libération.

Kris est libre. Il a quitté la prison sous les yeux hagars des autorités et habitants.  »Merci au président de la République pour sa grâce. Mais il ne fallait pas que Krist sorte. Il avait terrorisé le marché. Quinze sont libres mais vous verrez la semaine prochaine qu’ils vont encore regagner la prison. C’est dur car vous connaissez les dégâts qu’ils ont causés », regrette Didier Nsiya, administrateur assistant du territoire de Mbanza-Ngungu. D’autres habitants aussi n’en sont pas d’accord.  »Ils ne pouvaient pas sortir. Ils devaient purger leur peine. La justice devrait savoir qui choisir pour être grâcié », estime Moïse Nzinga.  »C’est regrettable qu’on en arrive à ce point. C’est ce qui pousse à la justice populaire. C’est tout le monde qui est en insécurité », réagit André Lulendo.

S’assumer

C’est à la faveur de l’ordonnance du 30 décembre 2020 portant mesure de grâce présidentielle que ces 15 prisonniers recouvrent la liberté. Samuel Masumu,chef de division unique, Cécile Tumba, président du Tribunal de grande instance de Mbanza-Ngungu et Pami Mayala, procureur de la République près le tribunal de paix de Mbanza-Ngungu étaient à la prison.  »Nous enregistrons chaque jour des doléances sur les problèmes qu’il y a en prison: elles sont surpeuplées, les conditions de logement ne sont pas les meilleures, l’alimentation, les soins de santé ne sont pas garantis. Le chef de l’État n’est pas resté insensible. C’est pour cette raison qu’il a décidé qu’un certain nombre de personnes puissent bénéficier de cette grâce. Il reste à la population de s’assumer. Il ne faudrait pas que demain,on la voit encore au parquet  », conseille Pami Mayala. Didier Nsiya demande à ses administrés de dénoncer les récidivistes.
Si certains prisonniers sont libres, d’autres ont vu leurs peines commuées.

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