Le budget de Boma élaboré avec l’appui de la société civile

Le budget de Boma élaboré avec l’appui de la société civile
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La société civile de Boma entend relever le défi du développement avec les autorités de la mairie De commun accord,ils ont élaboré
le budget de cette ville pour l’exercice 2021 arrêté et équilibré en recettes comme en dépenses à 4 409 175 231,00Fc(2 millions 374 481$ ).

De cette enveloppe, 80% devrait provenir de la rétrocession à caractère national, 12% des taxes d’intérêts commun à caractère provincial et 8% des recettes propres de l’entité. Pour réaliser les recettes prévues dans ses prévisions budgétaires en vue de faire face aux différents projets de la ville, l’apport de la société civile est mis à contribution.
Sa participation dans l’élaboration de ce budget est le fruit de deux jours de séances d’échanges initiés par I’organisation non gouvernementale, Initiative pour le développement local(Idel). L’issue de ces échanges qui a réuni la mairie et quelques membres des organisations de la société civile a abouti à un certain nombre d’engagements notamment l’arrêté de l’autorité urbaine qui a intégré la société civile dans la composition de la commission budgétaire.

Travaux à impact visible priorisés

Apollinaire Nsoka Ngimbi, coordonnateur de l’ Idel explique: La commission s’est arrêtée à l’examen du cahier de charges présenté par la société civile qui reprend les attentes de la population bomatracienne. Après échanges et débat, il a été retenu en priorité les travaux à impact visible et durable. Notamment la réhabilitation du pont Socol avec bois dur, l’éclairage public des points chauds, l’acquisition d’un espace pour ériger un marché urbain, le reboisement des espaces, des artères et aménagement des espaces verts dans la concession ex. résidence de l’ancien gouverneur de l’Etat Indépendant du Congo. »  » Ainsi donc, l’enveloppe destinée à l’investissement a été reparti en raison de 50% pour la voirie urbaine, 30% pour le service de l’environnement, 15% pour les travaux publics et 5% pour l’acquisition d’un terrain devant accueillir le marché public  »

Relever le défi

Sur les 4 milliards(2 millions 155 172$) prévus, la mairie doit mobiliser ses recettes propres dont le coût global pour son fonctionnement y compris les investissements est de 290.240.380Fc(156 303$).  » Pour relever les défis, la société civile a entamé des actions en cours d’exécution et à venir a indiqué le coordonnateur de l’ Idel. Nous allons mener des plaidoyers auprès des autorités pour que la province rétrocède ce qu’elle a proposé à la ville tout comme le gouvernement central. En novembre dernier, nous avons organisé un forum provincial des villes à Matadi. Au cours de ce forum il y eu des recommandations. Une bonne partie de ces recommandations sont versées au gouvernement provincial, même au niveau de gouvernement central et aussi au niveau du parlement et du Sénat explique Apollinaire. Et lors de la conférence des gouverneurs à Kinshasa, le gouverneur de province a fait mention d’une de ces recommandations à savoir la mise en œuvre de la rétrocession. On a parlé de la retenue à la source, ce qui nous rassure enfin. Nous prions que le gouverneur de province accompagné par l’Assemblée provinciale puisse exécuter les dispositions constitutionnelles telles que prévues par la loi en RDC . »

Des habitants accèdent aux informations budgétaires

L’application de la loi sur la rétrocession demeure une préoccupation majeure des provinces en RDC. Cette question sera également débattue aux prochaines assises des concertations nationales de la société civile la semaine prochaine à Kinshasa. La société civile de Boma à travers l ‘idel est allée plus loin. Dans ses actions de plaidoyer, une note explicative a été adressée à la présidence de la République, à la primature et au ministère du budget et à celui des infrastructures pour une mise effective de la rétrocession.
 » On avait du mal à parler du budget moins encore à accéder aux informations budgétaires. C’est pourquoi nous saluons l’engagement de la société civile qui ne doit pas se limiter à l’élaboration. Elle devra suivre même l’exécution de ce budget pour la traçabilité dans l’utilisation des fonds public  », réagit Baku, un bomatracien. Espoir lui, exerce le petit commerce. Ce dernier souhaite que la mairie s’attaque au trou béant qui gêne le passage sur l’avenue kasa- Vubu à l’entrée du pont tata
Tsumbu mais aussi que l’axe arrêt Muanda soit prioritaire dans le cadre de la réhabilitation de la voirie urbaine.
Une réunion est en vue pour réfléchir sur l’économie de la ville. Les échanges citoyens entre la mairie, la population et les opérateurs des différents secteurs mobilisateurs des recettes, voilà qui est envisagé par la société civile pour permettre à la mairie de mobiliser les moyens de sa politique.

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