‘’ Si personne ne vient à mon secours, je veux me suicider ‘’ : le ras-le-bol du drépanocytaire, responsable du centre anémie SS Lusadusu de Boma

‘’ Si personne ne vient à mon secours, je veux me suicider ‘’ : le ras-le-bol du drépanocytaire, responsable du centre anémie SS Lusadusu de Boma

Ils sont majoritaires, les enfants drépanocytaires qui côtoient le centre médical Lusadusu à Boma. Issus des familles démunies, leur prise en charge gratuite pose problème. Lusadusu n’a plus de moyens. Son promoteur excédé n’exclus se donner la mort.

Drépanocytaire, Hyppolyte Thamba,30 ans est l’initiateur de Lusadusu. Ce centre de santé assure les premiers soins gratuits aux drépanocytaires. Malheureusement, faute de moyens, il voit son œuvre ne plus répondre à sa mission.  

Des parents s’y rendent sans moyens. ‘’ Ils savent que nous consultons leurs enfants  gratuitement. Ce qui est normal parce que nous avons pris un engagement et accepté de rendre service à cette catégorie des personnes vulnérables ‘’, explique Dr Ngadi, médecin traitant à ce centre.  ‘’ Même pour acheter un PENI-V, c’est un problème pour les parents. Notre objectif est de sauver des vies ‘’, informe Shekinah, une infirmière du centre. Cette femme vivant avec handicap s’évertue à aider les patients malgré les conditions rudes. ‘’ Que l’Etat nous aide ‘’, supplie-t-elle presque. Même les personnes de bonne volonté.’’’’Le fait d’avoir un centre est déjà un pas. Moi, quand je viens ici avec mon enfant, je ne paie rien pour la consultation. Mais à la fin, le médecin nous donne l’ordonnance. C’est pour vous dire que la charge persiste toujours. Que l’Etat puisse doter ce centre d’une banque de sang. C’est un besoin imminent. Nos enfants en ont grandement besoin ‘’, insiste Marthe Kizitidi. A en croire le responsable du centre, ‘’sept sur dix enfants reçus en consultation sont des filles.

Hyppolyte excédé

La drépanocytose  affecte l’hémoglobine des globules rouges. Cette maladie génétique très répandue se manifeste par une anémie falciforme liée à une destruction des globules rouges anormaux, qui se traduit par une grande fatigue, des vertiges et des essoufflements. Les patients manifestent une sensibilité  accrue aux infections. Les traitements incluent des médicaments, des transfusions sanguines et dans de cas rares une greffe de la moelle osseuse. Un traitement que Lusadusu n’arrive pas à administrer. Elève au GSED en 1ere primaire, Umba est soumise à la prise régulière des médicaments. Beaucoup lui manquent. Elle demande un soutien. Des difficultés qui dérangent Hyppolite. ’ Si personne ne vient à mon secours, je veux me suicider parce que je ne supporterai  pas voir ce centre en dépit de tous les  efforts fournis pour l’intérêt commun sombrer ‘’, menace-t-il.

Le centre Lusadusu est situé à Mbangu, un quartier populaire de Boma. Ses agents sont des volontaires. Ils travaillent bénévolement. Mais le loyer, il faut le payer. Et le coût pèse sur le jeune Hyppolite et ses compagnons qui ne jurent que sur le soutien des bienfaiteurs. 

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