RDC: filles et femmes satisfaites de la campagne de Congolabel sur le 122 et 495555, numéros pour dénoncer les violences

RDC: filles et femmes satisfaites de la campagne de Congolabel sur le 122 et 495555, numéros pour dénoncer les violences

Écoles et marchés : des milieux où passent le plus clair de leur temps les filles et femmes victimes des violences sexuelles et physiques. Des supplices qui ont pris de l’ascension depuis l’avènement de la Covid-19. C’est dans ces endroits que Congolabel est allé les rencontrer à Ngaba et Lemba, à Kinshasa pour leur annoncer les numéros verts 122 et 495555 pour dénoncer ces violences. Elles en sont contentes.

”J’ai appelé le 122, ça passe!” Le test de l’administrateur adjointe du marché Terminus de Lemba est concluant tellement qu’elle en voulait pour preuve. ”Les mamans sont nombreuses, nous allons vous accompagner, c’est important ce message. Placardez votre affiche sur le mur du bureau du marché”, recommande Lydie. ”Ce n’est pas du bleuf! C’est opérationnel, ces numéros”, se réjouit une autre femme dans le même marché qui raconte la mésaventure d’une fillette de 13 ans d’une famille très demunie violée dans son quartier. Dans ses mains, le dépliant que distribue Congolabel sur la sensibilisation de ces deux numéros. On y trouve un questionnement : Quels types d’assistances peut-on recevoir en appelant le 122 ? ”Médicales : des informations sont données sur la structure des soins la plus proche afin d’avoir des soins médicaux appropriés; psychologiques pour aider à surmonter le choc traumatique que vous avez subi suite à l’agression ou abus et juridique pour orienter, référer ou accompagner vers une structure judiciaire pouvant plaider votre cas”, peut-on y lire. C’est ce message que Congolabel a véhiculé pendant les trois jours de campagne à Ngaba et Lemba avec l’appui des Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), à l’occasion du mois de la femme. Ces numéros peuvent être utilisés dans toutes les provinces de la RDC. ”N’hésitez pas à appeler ces numéros pour dénoncer. C’est gratuit, vous n’avez pas besoin d’avoir des unités pour appeler ces numéros qui offrent une garantie de discrétion. Ces violences laissent des séquelles, il ne faut pas se taire”, n’a de cesse crié au mégaphone Chantal Via, présidente de Congolabel. D’autres membres ont passé le message dans les radios des marchés.

Satisfecit

L’engouement des filles et femmes était totale. ”C’est une bonne nouvelle que vous nous apportez. J’étais réticente parce que je m’attendais à un message des politiques, là, c’est sur un mal qui ronge notre société, je suis contente. Je passerai le message à ma famille”, promet Régine Kaniaga, une vendeuse au marché de Livulu.
A l’EP3 Lemba Sud, au Collège Sainte Christine, les élèves étaient enthousiastes en écoutant le message de Congolabel. Les élèves ont promis d’en faire usage en cas de problème et d’en parler dans leurs familles.


Dans les écoles et marchés, outre les dépliants, Congolabel a distribué des masques et prescrit le respect des gestes barrières pour se prémunir de la Covid-19.

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