Arrêt des cours dans les écoles publiques de Boma

Arrêt des cours dans les écoles publiques de Boma

Pendant que les élèves des écoles publiques se présentent dans leurs classes,les enseignants y sont mais n’enseignent pas. Ils s’insurgent contre les zones salariales. Fatigués,les élèves préfèrent rester à la maison.

Labi Nsuala est élève de la 7eme année au lycée Kiezila. Ce matin d’avril,elle est dans sa famille. Pourtant à pareille heure,il est censé être à l’école. ” Au debut, on avait cours mais depuis plus d’une semaine, on ne fait plus rien. Le professeur n’enseigne pas. Je suis fatigué d’aller tous les jours à l’ école pour passer du temps ”,se plaint-il.
Comme lui,d’autres élèves des écoles publiques de Boma ont décidé de rester à la maison. Pour cause:le sit-in qu’observe les enseignants des écoles publiques pour rouspéter contre les zones salariales.
” Pour votre gouverne,les enseignants de Matadi touchent plus de 100 000 FC(50$) de plus que nous,nos collègues de Muanda et du Bas-Fleuve et pourtant nous menons le même train de vie et vivons les mêmes réalités. Comment peut-on considérer Boma, première capitale de notre pays comme la brousse ? Comment des personnes ayant un même employeur et qui font le même travail peuvent-elles avoir des traitements differents dans un même pays ?’N’est-ce pas là une discrimination sociale, cruelle et méchante ?”’,on écrit les enseignants dans le mémorandum qui date de mars.

Des parents inquiets

Adressé au gouverneur du Kongo central,ce document a été déposé à l’autorité urbaine. En effet,si un enseignant de Matadi gagne 290 000 FC(155$),celui de Boma,Muanda et du Bas-Fleuve touche 180 000fc(90$). Le moratoire de l’intersyndicale pour décider de la levée du sit-in où non court jusqu’au 20 avril. Dieudonné Phoba,le président de l’intersyndicale fait transparaître la menace d’une grève active s’ils n’obtiennent pas gain de cause.
Pourtant,les élèves sont restés à la maison pendant plus de trois mois à cause de la Covid-19. ” Nous ne savons plus quoi faire. Les enfants ne veulent plus aller à l’école parce qu’effectivement,ils ne sont plus occupés. Quel avenir à ces enfants privés de leur éducation qui est un droit fondamental ”,s’interroge François Malonda,un parent. ”Que l’Etat trouve une solution à ce problème sinon, c’est l’avenir de nos enfants qui est sacrifié ”, conclut Guylain,un autre parent.

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