Publicité et émissions illicites des tradipraticiens : le CSAC met en garde les médias du Kongo central

Publicité et émissions illicites des tradipraticiens : le CSAC met en garde les médias du Kongo central

Dans les médias du Kongo central, la publicité et les émissions des tradipraticiens ont repris de plus belle à des heures non indiquées. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), coordination provinciale du Kongo central met en garde les directeurs des programmes contre cette entorse à la loi.

Des émissions audiovisuelles où on parle du sexe, des médicaments miracles pour traiter l’impuissance sexuelle et toutes sortes des maladies en des termes crus et cela pendant la journée, au lieu de 22 heures, envahissent les médias du Kongo central. Le mini centre de monitoring du CSAC Kongo central a répertorié dans les médias de Matadi des maisons de publicité : Maman la reine, Adelin Nsuka, Clinique Eternal, Centre tradi moderne Bokoko, Ruffin Mbungu, Top clinic, Clinic d’or, avec des produits Gracia cosmestique, vin ntiente, sudrex… Si certains sont des récidivistes, d’autres sont des récalcitrants. Sur la table de Célestin Bibimbu, le coordonnateur du CSAC, des plaintes foisonnent. Du coup, il adresse une correspondance le 21 avril aux directeurs des programmes des médias de son ressort dans laquelle il rappelle la pile de textes légaux interdisant la publicité des tradipraticiens et des produits pharmaceutiques. ”Cette situation entretenue sciemment et frisant la négligence de votre part nous oblige à vous adresser cette observation et qui vaut mise en demeure”, menace-t-il.

Dangereuse dérive

Les tradipraticiens qui se vantent de traiter toutes sortes de maladies sont des sources d’entrée d’argent pour les médias. Des habitants sont morts pour avoir pris des produits dangereux, certains ont eu des érections complexes à cause des amplificateurs sexuels…
Ils exigent de diffuser leurs pubicités interdites et émissions à des heures non autorisées. Ce que ne refusent pas les directeurs des programmes. ”Afin d’assurer la promotion de la médecine traditionnelle, il existe un guide de prestation ou d’accessibilité des tradi praticiens à travers les médias”, rappelle Bibimbu qui espère que ”cette fois-ci, les directeurs des programmes s’efforceront de respecter scrupuleusement les textes légaux et réglementaires tant sur la publicité illicite que la procédure et la prestation”.

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