Boma : la foresterie communautaire au centre d’un atelier de formation des autorités politico-administratives

Boma : la foresterie communautaire au centre d’un atelier de formation des autorités politico-administratives

Le processus de foresterie communautaire via la cartographie participative, une nouvelle approche qui vise la gestion durable des ressources forestières et la réduction de la pauvreté en milieu rural. La foresterie communautaire comment ça fonctionne, qui est habileté à attribuer une concession forestière, quels avantages pour les communautés locales ? A toutes ces questions, les autorités politico-administratives territoriales présentes à l’atelier de renforcement des capacités sur cette thématique environnementale en ont eu des réponses. C’est dans la salle des réunions du centre pour la promotion et l’éducation communautaire(Cepeco), que se tient cette formation organisée du 7 au 8 mai 2021 par cette organisation non gouvernementale. Et ce, sous la coordination nationale de la Division forestière communautaire (DFC) en RDC. Cette formation rentre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la sécurisation des droits fonciers des peuples autochtones et communautés locales en RDC (PASDFF). Les administrateurs des territoires, les chefs des secteurs et chefs des postes chargés des questions environnementales ainsi que les ayants droits coutumiers venus de Tshela et Muanda y prennent part.


” Nous voulons arriver à synchroniser trois cent mille hectares (300.000 ha) de forêt congolaise”, explique le Professeur Carmel Kifukieto, chef de projet ‘’En plus d’aider les communautés locales à gérer de manière durable leurs ressources, ce programme permettra de contribuer tant soit peu à l’amélioration des conditions de vie de ces communautés qui continuent à être vulnérables alors qu’elles dépendent de ces forêts. Et donc cette cession est très importante dans la mesure où elle nous permet d’une part de capaciter les autorités politico-administratives qui sont censées jouer un certain rôle dans le processus de foresterie communautaire. En outre, grâce à l’exercice de la cartographie participative, le processus de foresterie communautaire permet également de résoudre les conflits des limites entre parties prenantes ou entre communautés voisines voire résoudre les mésententes entre communautés en vue justement d’arriver à leur cohésion sociale’’ ,renchérit le professeur.
Avec les reformes en cours en RDC, ce projet du ministère de l’environnement voudrait sauvegarder les intérêts des peuples autochtones indique la même source. Le projet PADFF est prévu pour deux ans soit de juin 2020 à mai 2022. Cette durée est consacrée à la phase de demande et d’accréditation des communautés. Le projet vise dix communautés locales dans six provinces dont le Kongo pour implémenter ses activités. Assurer la sécurisation de la reconnaissance des droits fonciers et forestiers des communautés locales et des peuples autochtones pour une superficie de trois cent mille hectares (300.000ha) de foret congolaise sous gestion communautaire et influencer les politiques et les lois nationales pour qu’elles prennent en compte les droits des communautés locales et des peuples autochtones tels sont les objectifs spécifiques.
”Au Kongo central quatre communautés locales sont concernées notamment les communautés kayala, dans le secteur de Nganda tsundi, Kimanunga, secteur de Banga, kimongo mananu, secteur de Lubuzi et Mbumba mongo dans le secteur de Lubolo à Tshela”, fait savoir le pasteur jacques Bakulu, coordonnateur du Cepeco qui précise que ‘’C’est une méthode de proximité pour mettre à jour ces acteurs au niveau des territoires et des secteurs. Ce qui justifie la présence de tous les chargés des forêts en milieu rural des zones cibles. Tous ces acteurs clés de la base sont formés pcq ils vivent avec les communautés. Le projet prend son cours normal. Nous sommes à l’étape de la cartographie. Après Tshela et Muanda, nous allons élargir le champ jusque dans le territoire de songololo ‘’,ajoute-t-il.


Parmi les sujets abordés pendant la formation, l’état des lieux de la province et le cadre juridique. Fifi Likunde Mboyo, la cheffe de division forestière en RDC précise qu’il s’agit d’un processus mis en place par l’Etat congolais. ‘’L’Etat doit veiller à ce que les acteurs demandent, les étapes à suivre, les outils et la règlementation. Le cadre juridique est mis en place par l’Etat et lorsque les communautés sont informées des textes qui régissent le secteur, il n’y aura pas de conflits’’. ”Aux communautés de formuler la demande pour sécuriser leurs forêts ”,conseille-t-elle. En province, c’est le gouverneur qui attribue une concession forestière ont fait savoir les organisateurs.

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*