Boma : faute des moyens, l’ONG ” Les drépanocytaires ont droit à la vie ” ferme ses portes et perd une vie

Boma : faute des moyens, l’ONG ” Les drépanocytaires ont droit à la vie ” ferme ses portes et perd une vie

Faute des moyens, Lusadusu met la clé sous la porte. Structure médicale qui prenait en charge les anémiques par des consultations gratuites et autres appuis, ces patients vont passer des moments difficiles. Déjà que l’on compte un mort.

Au cours d’une émission télévisée sur la RTB, Hippolyte Thamba, responsable de l’ONG ” Les drépanocytaires ont droit à la vie ” annonce la fermeture de ce centre qui pourtant se distinguait par le dynamisme de ses gestionnaires. Sur Mbangu, dans la commune de Kalamu, les portes sont fermées. Dr. Dieudonné Dingitukulu, le médecin visiteur en provenance de Matadi, à 120 km de Boma, qui a toujours consulté les drépanocytaires de ce centre, est rentré. Lusadusu a accumulé des dettes de loyer de plusieurs mois.

Jaspin s’en est allé

Les jeunes enfants, filles et garçons, ont pour tradition se faire consulter chaque premier samedi du mois. Des consultations salutaires. Malheureusement, la fermeture de cette structure coïncide avec la mort de l’ingénieur Jaspin. Alors qu’il allait se faire soigner, le centre était
fermé. Ses parents l’ont référé dans un centre privé. Faute de prise en charge efficace, il a succombé. ‘’ Si Jaspin s’en est allé vite, c’est parce que là où on l’a emmené, personne ne maîtrisait son cas, en plus des dépenses qu’il fallait effectuer. Nous, enfants drépanocytaires, nos parents n’ont pas assez d’argent’’ , signale Hippolyte Thamba.

Appel de nouveau à l’aide

Le dernier appui au centre médical Lusadusu en médicaments est de la fondation Peter Kazadi, député provincial, élu de la ville province de Kinshasa au début de l’année. Le don terminé, le centre est entré en difficulté.
C’est depuis plusieurs mois qu’il tend la main pour obtenir un soutien. Sans succès. ” D’abord, je tiens à remercier infobascongo.net et tous ceux qui ont d’une manière ou d’une autre porté haut notre SOS la fois passée. Grâce à votre article, j’ai au moins eu des promesses des gens qui tardent malheureusement à se réaliser ”. Cependant, Thamba ne désespère pas: ” Je demande à l’autorité urbaine, à nos députés et à toute personne de nous secourir. Même pour le loyer dans un premier temps. ”

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