RDC : le ministre des Droits humains promet résoudre la situation des journalistes, activistes et avocats de Matadi en fuite depuis 12 mois à Kinshasa

RDC : le ministre des Droits humains promet résoudre la situation des journalistes, activistes et avocats de Matadi en fuite depuis 12 mois à Kinshasa

Fatigués d’être en escapade à Kinshasa depuis une année, des journalistes, activistes et avocats de Matadi saisissent la nomination de l’un des leurs, Albert-Fabrice Puela, comme ministre des Droits humains pour demander que cesse des poursuites à leur encontre. Une situation tributaire du scandale sexuel qui avait impliqué le vice-gouverneur et l’assistante du gouverneur.

Sur la photo prise avec Albert-Fabrice Puela, on y voit : Rachidi Malundama, Samantha Mushiya,Tristan Mavungu, André Minsumbu, accompagnés de leur conseil Serge Muinda. Ils vivent à Kinshasa depuis une année loin de leurs familles. Certains ont perdu leur travail. L’un d’eux se restaure dans des gargotes de la capitale. Il a perdu toute sa fierté. Dans l’hôtel où il loge, il a accumulé des dettes. Une fois, il a été interpellé par la police de la station ‘’Ma Campagne‘’ pour n’avoir pas payé la course du transport en commun : 500 fc (0,25$). La situation de cet activiste est un éclairage des déboires de certains de ces ‘’fugitifs’’ que des internautes s’amusent à appeler ‘’exilés‘’.
Ils vont chez le ministre des Droits humains le jour où il a présidé l’atelier sur l’imprégnation et l’appropriation sur le projet de loi sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme. Ces ‘’exilés‘’ lui ont remis une note documentant selon eux, ’’les violations des droits humains perpétrées par les autorités du Kongo central‘’. ‘’Il a promis de s’impliquer personnellement pour que non seulement une solution soit trouvée afin de mettre fin à cette situation de déplacement interne, mais surtout de s’assurer de mettre fin aux violations de droits de l’Homme au Kongo Central liées à l’expression des opinions des citoyens‘’, fait savoir l’un d’eux.

Enième tentative

Dans un rapport de janvier dernier de Human rights watch intitulé : RD Congo : la répression s’intensifie, cette ONG internationale des droits de l’homme a évoqué la situation de ces habitants de Matadi. Selon elle, ‘’ils avaient été menacés, tabassés et victimes de tentatives d’enlèvement pour avoir pris part à des manifestations provoquées par le scandale sexuel impliquant le vice-gouverneur de province et appelaient à la démission du gouverneur’’. Human rights watch ajoute que par la suite, des mandats d’arrêt avaient été émis contre certains d’entre eux, pour des accusations d’outrage à fonctionnaires et outrage au président Félix Tshisekedi. Nous n’avons jamais pu obtenir la version des autorités du Kongo central à ce sujet.
Mais il est aussi vrai que certains activistes avaient fait de ce scandale d’août 2019, l’objet d’arnaque. Si certains on pu rentrer à Matadi, une poignée est restée malgré un désir ardent de retrouver la capitale de leur province. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ?

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