Lassés de l’insécurité grandissante, les habitants de Mbanza-Ngungu interpellent leurs autorités

Lassés de l’insécurité grandissante, les habitants de Mbanza-Ngungu interpellent leurs autorités
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Vols, extorsions, assassinats… l’insécurité a la côte à Mbanza-Ngungu. Les habitants crient leur ras-le-bol et interpellent leurs autorités.

Athénée, au quartier Loma, un des foyers de l’insécurité à Mbanza-Ngungu. Plusieurs habitations sont visitées par des voleurs. Ils emportent argent et biens de valeur. Cette cellule est l’épicentre de l’insécurité. Après Peck, Jeanine a failli voir son atelier de couture mis à sac après que des voleurs  s’y sont introduits. Coup de chance : cette nuit-là, toutes ses machines à coudre ont été gardées ailleurs. Mais à Mbanza-Ngungu tout ne se solde pas seulement par des vols. Le pire arrive : des tueries. Dimanche 13 juin dernier, le macchabée d’un jeune garçon a été retrouvé au parking de Muala Kinsende. ‘’Nous avons besoin d’être sécurisés‘’, vocifère Jeanine. Nsimba, une habitante peste, elle aussi, de la même manière.

Les autorités politico-administratives se disent en être conscientes. Parmi les actions qu’elles entreprennent : la sensibilisation au civisme, l’identification des foyers des criminels communément appelés ‘’Kulunas‘’ et les patrouilles diurnes et nocturnes. L’opération ‘’effacer le tableau‘’ elle, est une autre stratégie particulière mise en œuvre pour traquer les malfrats y compris les coupeurs des routes. Les premiers groupes de ‘’kulunas‘’ déjà arrêtés, ont été transférés à Matadi pour jugement. Ces mesures sont aussi d’application à Kwilu-Ngongo, un des secteurs du territoire de Mbanza-Ngungu où des habitants sont aussi victimes de l’insécurité.

Autodéfense populaire
Mais l’insécurité a la peau dure dans ce territoire. Les habitants eux, se font désormais justice. Un comportement que dénonce Didier Nsimba, administrateur du territoire assistant, chargé de sécurité. C’est aussi le cas du commissaire supérieur adjoint John Barakomerwa. ’’Avec les moyens du bord, la police est sur le terrain à tout moment. Elle n’encourage pas la justice populaire’’, met-il en garde. A l’instar des autorités politico-administratives, il encourage la création des cellules sécuritaires des quartiers qui ont pour rôle d’accompagner  l’action de la police sur le terrain.
En effet, des jeunes ont décidé de se prendre en charge pour traquer les malfrats. ‘’Il faut que l’administrateur du territoire formalise ce genre d’initiatives’’, suggère le notable Mavakala. ‘’Nous allons redynamiser celles qui existent déjà et collaborer avec elles pour ramener la paix au sein de la communauté‘’, promet Luc Mabiala, l’administrateur du territoire.

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