Journée internationale de soutien aux victimes de la torture : Joël Muanda remporte le concours d’art oratoire

Journée internationale de soutien aux victimes de la torture : Joël Muanda remporte le concours d’art oratoire

La RDC face à sa responsabilité d’éradiquer la torture : enjeux, défis et perspective. C’est sous ce thème que la journée internationale a été célébrée le 27 juin dans ce pays où les victimes de la torture son abandonnés à eux-mêmes. Le concours  d’art oratoire organisé pour la circonstance a été remporté par Joël Muanda Makwala.

Joël Muanda  gagne parce qu’il a su toucher le jury et le public, lui qui s’est affronté à trois autres candidats. Cet étudiant de 3 ème graduat droit à l’université de Kinshasa a défendu une victime de la torture. Il engrange 800$ et un ordinateur portable.  » Merci pour ce choix porté à ma personne, je manque des mots  », trépigne-t-il de joie.  Le deuxième lui empoche 500$ et une tablette. Ils ont été félicités par Albert-Fabrice Puela, ministre des Droits de l’Homme.

Ce concours a été appuyé par les ambassades de Belgique, Norvège, Pays-Bas et la Suède.

Dénoncer

 La RDC a promulgué la loi portant criminalisation de la torture le 09 juillet 2011. Elle a adhéré à la convention contre la torture  et autres  peines ou traitement, cruels  inhumains et dégradants le 18 mars 1996 et a ratifié le protocole facultatif à cette convention le 23 Décembre 2010. Malheureusement, la situation reste difficile. ‘’ La pratique de la torture  est récurrente en RDC mais les poursuites judiciaires effectives restent rarissimes si bien que les victimes de la torture sont abandonnées à leur triste  sort  », dénonce Me Henry,  représentant des ONG des droits de l’homme. Il s’interroge :  » Devons-nous rappeler les affaires de feu Floribert Chebeya et Fidèle  Bazana torturés jusqu’à la mort et plusieurs autres morts dans le silence ? Combien de nos compatriotes sont oubliés injustement dans  les prisons surpeuplées et cachots, sans visites ni inspections des magistrats de parquet pour humaniser le pouvoir d’arrestation et de détention parfois utilisés comme instrument de trafic d’influence, d’enrichissement illicite si pas de torture ?  »

Abdoul Aziz Thioye, directeur du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’Homme (BCNUDH) a appelé tout le monde à apporter sa pierre de construction à la lutte contre la torture et a plaidé pour un accès  à la justice des victimes de torture. Le ministre Puela a, pour sa part, demandé à la population, aux médias,  à la société civile et aux activités de droits de l’homme de dénoncer toutes formes de torture avec son système où qu’elle soit.

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