La CCIKC va soutenir les efforts des habitants de Soyo-Safari Matadi à désenclaver leur quartier

La CCIKC va soutenir les efforts des habitants de Soyo-Safari Matadi à désenclaver leur quartier
Partagez

Une idée qui émeut la Chambre de commerce et de l’industrie du Kongo central (CCIKC) : des habitants de Soyo-Safari, à Matadi, décidés à désenclaver leur quartier par la construction d’un pont. Du coup, elle s’engage à les accompagner.

A la réunion de la CCIKC au jardin botanique de Kisantu, un invité surprise : Pierre Lutoma, le président du comité des habitants de Soyo-Safari. Son appel à la rescousse du pont qu’ils sont en train de jeter dans leur quartier inaccessible surtout quand il pleut, les réseaux sociaux s’en sont faits l’écho. ‘’Nous avons été émus  par cet appel parce que l’élément important était qu’ils avaient déjà fait quelque chose par les cotisations des habitants. Ils n’ont pas attendu l’Etat. Nous, CCIKC, comme nous nous intéressons à tout ce qui se passe dans la province. Nous avons dit, c’est aussi un appel pour nous de les accompagner‘’, se justifie Felly Samuna, président de la CCIKC. ‘’J’ai vu cet ouvrage. Sincèrement, j’étais positivement touchée. Nous savons dans quelle condition nous vivons. Ils n’ont pas attendu que l’autorité vienne, ils se sont pris en charge‘’, applaudit Chantal Malamba, secrétaire générale de la CCIKC.

Développer le Kongo central

C’est depuis 2019 que l’idée de construire ce pont a germé. Le premier devis établit par les experts de l’Office des voiries de drainage a été évalué à environ 100 000$. Avec les moyens du bord, les habitants se sont pris en charge.

Malheureusement, ils se sont essoufflés. Après avoir contacté le gouverneur, le devis a été revu à la baisse pour un montant de 50 000$. Mais, sans succès. D’où leur appel à l’aide. Au jardin botanique de Kisantu, les membres de la CCIKC ont dessillé les yeux de Lutoma. ‘’Ils nous ont demandé si nous serons capables de veiller jour et nuit à la circulation des véhicules car des véhicules à gros tonnage peuvent traverser ce pont de 7 tonnes et l’endommager. Ils ont suggéré qu’une équipe d’experts mène des études approfondies avant qu’ils apportent leur appui pour un ouvrage de 20 tonnes pour une garantie de sécurité, piaffe-t-il de joie. Les membres et moi, de la commission Soyo-Safari, attendons cet appui de la CCIKC.” ‘’Pour nous à la CCIKC, c’est important. Nous voulons que le gens comprennent notre mission, celle de participer au développement du Kongo central‘’, précise Chantal Malamba.

Ce pont va aussi permettre aux habitants de Matadi d’éviter les embouteillages de Buima et de l’entrée Dorcas.

Lire aussi: Le Kongo central a désormais sa chambre de commerce et d’industrie

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*