83 ans après, Modero Nsimba décide de restaurer le jardin zoologique de Kinshasa

83 ans après, Modero Nsimba décide de restaurer le jardin zoologique de Kinshasa
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En RDC Modero Nsimba va durablement marquer le ministère du tourisme. Le jardin zoologique de Kinshasa dont il lance les travaux de rénovation jeudi 29 juillet est un coup de maître.

‘’Ça va se savoir et ça va se voir‘’, prédisait Deo Nkusu, député national en avril dernier lorsque Modero Nsimba prend les commandes du ministère du tourisme. C’est le cas de le dire avec le lancement des travaux de modernisation du jardin zoologique de Kinshasa. ‘’A l’ONT (Office national du tourisme) de continuer à bien gérer les fonds de promotion du tourisme pour que cela serve à réhabiliter les sites touristiques et à faire avancer le pays en terme de visibilité de sa faune et de sa flore’’, recommande le ministre du tourisme. L’argent provient de ce fonds perçus dans le cadre de la redevance visite des familles de gorilles congolais aux Rwanda. Ces primates de l’espèce ‘’Gorilla gorilla berengei’’ du parc de Virunga, le plus vieux et le plus vaste d’Afrique à cheval entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda en danger, ont trouvé pour asile, le Rwanda. Ils font l’objet de l’écotourisme et une expédition chez les gorilles revient à 400 euros. ‘’Le Rwanda nous remet désormais 50% de ces visites’’, se réjouit Modero Nsimba.

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Les travaux attendus sont : la construction d’un enclos moderne, réaménagement des cages des animaux, repeuplement des animaux, l’aménagement d’un parking, des espaces de loisirs et de restauration, l’installation de l’éclairage… Le coût n’a pas été révélé. ”Le souhait des habitants de Kinshasa, en particulier et des Congolais, en général, est de voir ce jardin zoologique redevenir non seulement ce beau lieu récréatif tant convoité mais un espace éducationnel‘’, signale Tenge Lito, ministre provincial de l’Intérieur de Kinshasa.

La politique du ministre est de donner du travail notamment aux opérateurs économiques congolais. La responsabilité revient à la Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo.

” …affecter la redevance touristique aux projets touristiques… ”

Le Jardin Zoologique de Kinshasa fut créé en 1933 par Fernand de Boeck alors Commissaire de District. Placé sous la gestion de l’Institut congolais pour la conservation de la nature(ICCN), il a abrité à son temps plus de 500 espèces animales reparties dans différents taxa : des mammifères, des reptiles, des oiseaux et des poissons pour un ensemble de plus de 5000 spécimens. Il était un véritable lieu de divertissement, de détente et de découverte. A ce jour, il y a moins de 50 animaux. Ceux qui s’y rendaient autrefois ne peuvent garder que quelques rares souvenirs d’Antoinette et Simon, couple de crocodile de plus de 83 ans. Pourtant de 2016 à 2021, son secteur a bénéficié de plus de 600 millions de dollars de partenaires extérieurs. Malheureusement, l’ONT, le secrétariat général du tourisme et l’ICCN n’ont pas de bâtiments. ‘’Le scandale de notre faune et de notre flore est presqu’équivalent de notre scandale minier‘’, soutient-il en précisant ‘’qu’il faut affecter la redevance touristique aux projets touristiques pour bénéficier d’autres appuis extérieurs‘’.

Ambitions

Pour revenir au parc Virunga, le partenariat entre son ministère et la fondation éponyme (Virunga), les recettes ont permis aux habitants de Goma, à l’est de la RDC, victimes de la coulée des laves du volcan Nyiragongo de renouer avec la desserte en eau et en électricité pour un montant de 630$. ‘’Ce ministère n’a jamais été considéré comme pourvoyeur des devises. Aujourd’hui, le ministre Modero a démontré le contraire’’, piaffe d’allégresse Deo Nkusu invité à la manifestation ainsi que plusieurs de ses collègues, sénateurs, députés provinciaux, ministres… Ils étaient nombreux à saluer l’événement.Modero reste modeste, polarisé sur ses objectifs : la création des zones de développement et d’expansion touristiques ; l’amélioration du cadre légal et institutionnel du secteur du tourisme ; la sécurisation, réhabilitation et création des sites touristiques, la mobilisation des recettes générées par le tourisme…

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