L’idée du procureur Pami Mayala sur la grâce présidentielle pour des prisonniers récidivistes de Mbanza-Ngungu

L’idée du procureur Pami Mayala sur la grâce présidentielle pour des prisonniers récidivistes de Mbanza-Ngungu
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Des condamnés de la prison centrale de Mbanza-Ngungu et de Boma, au Kongo central, bénéficient de la grâce présidentielle vendredi 10 Septembre. Certains quittent la prison, d’autres bénéficient de la réduction des peines. Parmi eux des récidivistes et des condamnés pour des faits graves. Pami Mayala, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mbanza-Ngungu s’est fait une idée pour coincer ces recidivistes.

Au parquet, Pami Mayala, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mbanza-Ngungu a ouvert un fichier. Il répertorie tous les prisonniers bénéficiaires de la grâce présidentielle.  » Pour que lorsque qu’ils seront pris demain pour le même type d’infraction, nous soyons beaucoup plus sévère dans nos réquisitoires devant les cours et tribunaux  », éclaircit-il. Récidiviste, Nioka en est un. Condamné pour vol qualifié, il bénéficie de la grâce presidentielle et quitte la prison de Mbanza-Ngungu.  » Pourtant, c’est une infraction qui est quand même relativement grave ! », note Pami. D’autres, 22 sont désormais libres et sept voient leurs peines réduites. Ils étaient 417 prisonniers.

Revoir certaines infractions

À Mbanza-Ngungu en proie à une forte insécurité, les habitants s’insurgent souvent contre le procureur à cause des grâces présidentielles sur des prisonniers dangereux. Le procureur envisage écrire des notes techniques à sa haute hiérarchie pour dit-il  » voir comment est-ce que le chef de l’Etat dans les ordonnances prochaines pourra prendre en compte certaines autres infractions  ».  » Pour l’instant, nous sommes là pour exécuter les ordres du chef de l’Etat  », précise-t-il.
Les infractions pour lesquelles l’ordonnance du président de la République ne s’applique pas, Édouard Matungulu, procureur de la République près le tribunal de grande instance de de Boma les énumère :assassinat,meurtre, vol à mains armées, détournement des deniers publics et concussion , association des malfaiteurs, atteinte à la sûreté intérieur et extérieur de l’Etat, détention illégale d’arme de guerre, violences sexuelles… Dans sa juridiction il a libéré 37 des 200 condamnés.

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