Boma : A l’ UKV, la tension ne faiblit pas

Boma : A l’ UKV, la tension ne faiblit pas
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Malgré les interventions du maire de Boma, du gouverneur ai, du président de l’assemblée provinciale…la colère continue de gronder à l’université Joseph Kasa Vubu, à Boma, deuxième ville du Kongo central. Les étudiants exigent toujours le départ de leur comité de gestion.

Leur bus, déjà en panne ne résiste pourtant pas à leur furie. Ils l’ont consumé après avoir marché sur quelques artères de la ville jusqu’à l’institut Boma Mungu, le siège administratif de leur université. « Ils doivent comprendre que détruire c’est facile mais reconstruire prend du temps. La violence n’amène nulle part. Le ministre est en dehors du pays il faut attendre son retour », met en garde le Colonel Polycarpe Tshimpanga surpris de cette énième protestation. Il enchaîne : « Le gouverneur a bien dit qu’il n’est
pas compétent de démettre le comité de gestion. Il attend le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire qui est en déplacement à l’étranger pour la suite de la procédure. Ni le président, ni le gouverneur, personne ne va prendre un arrêté pour signer le départ du comité de gestion. Nous avons demandé à ces étudiants de patienter mais à notre surprise ils sont descendus dans la rue. Tout ce que nous avons compris, c’est la crainte de ces étudiants de voir le retour de leur comité avant la décision du ministre. »

Halte au vandalisme

Pas d’inscription dans les classes montantes dans la faculté de médecine notamment à l’UKV, possibilité de réorienter les étudiants dans d’autres universités. La décision issue des états généraux de l’enseignement supérieur et universitaire tenue à Lubumbashi est une pillule dure à avaler pour les étudiants de cette première université d’Etat congolais. La faute incombe pour eux à leur comité de gestion.
Leur comportent qui vire au vandalisme est décrié par le Colonel Tshimpanga. C’est aussi le cas de Me Puati Mavungu, ancien de l’UKV mais qui tire sur le comité de gestion :‘’Nous présentons nos regrets au comité de gestion. Ces dirigeants ont mal géré. L’université porte le nom prestigieux du premier président de la République. En tant que ressortissant de cette institution, nous n’allons plus tolérer ça. Nous allons continuer à accompagner l’action des étudiants jusqu’à ce qu’ils obtiennent une suite favorable. »

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