Les journalistes invités à vulgariser le rapport mapping

Les journalistes invités à vulgariser le rapport mapping
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Pour parler du manque de justice après 11 ans de la publication du rapport mapping de la RDC, le groupe de travail sur la justice transitionnelle choisit une conférence de presse.  Objectif : que les journalistes en parlent.

‘’ Il y a lieu que les médias vulgarisent ce rapport mapping qui est déjà sur internet pour que les Congolais sachent ce qui s’est passé ou qui se passe réellement en RDC. Le pourquoi de ces guerres internationales et massacres perpétrés sur le sol congolais qui fait déjà plus de 6 millions de morts ‘’, souhaite Me Thérèse  Kulungu, coordonnatrice du groupe de travail sur la justice transitionnelle.  Ce rapport répertorie et documente 617 incidents auxquels se rapporte les violations les plus graves des droits humains perpétrés au Congo y compris des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et probablement un génocide. Onze ans après ces événements ignobles commis entre Mars 1993 et Juin 2003 sur les territoires de la RDC que renseigne le rapport mapping de la Mission l’organisation des Nations unies en RDC (Monuc) à ce jour Monusco, silence radio. En 2005, trois fosses communes avaient même été découvertes au Nord-Kivu, à l’est de la RDC. Elle enchaine : ‘’Appropriez-vous de la vulgarisation de ce rapport pour montrer que vous ne tolérez pas ces crimes et massacres et montrez aux congolais de l’Est que vous êtes de cœur avec eux.’’

Entraves à la justice

Mais pourquoi toujours pas de justice ? ‘’ Il y a une force pesanteur car il y a beaucoup de bourreaux qui sont cités dans ce rapport qui sont au pouvoir, ils sont au gouvernement,   dans l’armée, la police  les services de renseignement, bref  ils sont au commande, cela bloque ‘’, argumente Kulungu. Elle rassure qu’en annexe de ce rapport se trouve la listes de commanditaires et des bourreaux gardée par la Monusco qui va ‘’ les dévoiler au moment opportun ‘’. Souleymane Coulibaly  du bureau conjoint des nations unies BCNUDH précise que  » Tant que ces gens ne sont pas encore jugés et condamnés, ils bénéficient de la présomption d’innocence  jusqu’à preuve du contraire « .  ‘’ Il faut attendre que la justice fasse son travail avant que cette liste des présumés auteurs de ces crimes soient publiées ‘’, apaise-t-il. Le groupe de travail demande  à la Monusco d’aider à ce que les Congolais obtiennent réparation, de faire comme en Sierra Leone,  en Afrique du Sud et dans d’autres pays pour que cette fois, la RDC ait un tribunal pénal international. Il a aussi plaidé pour  la mise en place des chambres spécialisées mixtes et à à la création d’une commission nationale vérité et réconciliation chargée de rétablir la vérité et de promouvoir la paix, la justice et la réconciliation nationale.

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