Transformation du manioc et du soja : la précieuse formation organisée par ONU femmes pour 100 femmes du Kongo central

Transformation du manioc et du soja : la précieuse formation organisée par ONU femmes pour 100 femmes du Kongo central
Partagez

Entrepreneuriat, autonomisation financière et pratique sur la transformation des produits agricoles : Manioc et Soja. Les 100 femmes du Kongo central, en RDC qui ont participé à cette formation, à Mawunzi Mansende, à Mbanza-Ngungu partent heureuses. Elle a été organisée par l’IITA avec l’appui financier d’ONU femmes et la Suède.

Annette Luinda provient de Lukula. Elle a toujours produit le manioc pour sa transformation en foufou et en chickwangue. Désormais, ses yeux se dessillent. ‘’ On a appris beaucoup de recettes mais celle du Samoussa, ce beignet que je ne voyais qu’à la télévision et que j’ai pu expérimenter avec la farine de manioc panifiée, cela me dépasse. On nous appelle aujourd’hui des femmes autonomes.  On va ouvrir des comptes. Coup de chapeau à ONU femmes, au Renafer et à l’IITA ‘’, remercie-t-elle. D’autres femmes sont venues des neufs autres territoires du Kongo central. Sur une grande table, elles ont exposé les produits qu’elles ont transformés. En premier trône la farine panifiable. De la farine à utiliser dans la boulangerie. Elle ne provient pas du blé mais du manioc. D’autres étiquettes mentionnent : cake 50% manioc, gaufre 20% manioc, Samoussa 50% manioc, Mandazi 30% manioc, Galette 20% manioc, beignet 50% manioc, casse-croute 100% manioc…Elles ont appris une dizaine de recettes. ’’ Nous vivions dans l’ignorance. Nous plantons beaucoup de manioc sans réellement en profiter. Cette formation est avantageuse. Elle nous donne une autre vision. Elle nous sort de la dépendance de la farine de blé. Merci beaucoup ‘’, exulte Mado Nlandu, une femme de Tshela.

Réduire le coût de la farine de froment

 Marie-Claire est venue de Kasi en territoire de Songololo. Elle explique comment elles sont parvenues à produire la farine panifiable. ‘’ Nous avons récolté le manioc, épluché, nettoyé soigneusement,  broyé jusqu’à obtenu une pâte que nous avons essoré jusqu’à obtenir une pâte. Après séchage, nous l’avons moulue pour obtenir la farine panifiable ‘’, explique-t-elle. ‘’ Toutes ces femmes sont venues m’accompagner, plaisante-t-elle. Je suis une grande productrice de manioc et me bats déjà pour déjà le transformer. Mais avec ce que je viens d’apprendre, c’est partie pour que je devienne millionnaire.’’ Lauriane est tenancière d’un restaurant à la frontière angolo-congolaise de Lufu. Elle est aussi propriétaire de l’hôtel Mawolo. ‘’ Cette formation est spéciale. J’aime nourrir les gens bio. Avec ses recettes à base du manioc qui est autour de moi, j’ai la faciliter de les avoir. Je pourrais les vendre aussi dans les sociétés ‘’, décide-t-elle.

Ces femmes du Réseau national des associations des femmes rurales (Renafer) en RDC ont aussi produit du lait de Soja. La partie théorique a été animée par Espérance Lubau, formatrice de ce réseau. Simon Lukombo de l’Institut international d’agriculture tropical(IITA) s’est chargé de la pratique. Il désire que dans les ménages, ‘’ que l’on utilise la farine panifiée pour réduire le coût élevé de la farine de froment, faire des beignets et biscuits qui contiennent de manioc pour donner plus de valeur à notre produit phare ‘’.

La formation de six jours débutée le 27 septembre appartient désormais au passé. Elle est close par Albert Toko, inspecteur de l’agriculture. Cependant mais les habitants de Mawunzi Mansende bénéficient d’une unité de transformation mécanisée de manioc. Bibiche Nyemba elle, rentre à Muanda. Elle compte aider les autres mamans de la cité côtière à découvrir la vraie valeur du manioc.

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*

Ce site est protégé par reCAPTCHA et la Politique de confidentialité, ainsi que les Conditions de service Google s’appliquent.