A la semaine congolaise du tourisme au Lualaba, les invités font du tourisme domestique

A la semaine congolaise du tourisme au Lualaba, les invités font du tourisme domestique
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Il est rare que les Congolais qui ont un pays magnifique s’adonnent au tourisme domestique. La semaine congolaise du tourisme au Lualaba leur a permis de découvrir les sites touristiques de cette province minière.

A la place du 30 juin, à Kolwezi, plusieurs bus et véhicules 4×4 attendent les touristes. Croix-rouge, médecins, infirmiers, guides et policiers sont mobilisés pour leur assurer une visite mémorable.

Place du 30 juin Kolwezi/Photo infobascongo

Première étape: le centre ville. Rond point Mwangeji, hôpital général de Mwangeji, rond-point du 30 juin, hôtel splendide du gouvernement, assemblée provinciale en construction, etc. Kolwezi est un vaste chantier. L’essor de la capitale mondiale du cobalt est perceptible.

Villages pauvres

Je suis dans le groupe qui se rend à Musokantanda, à 66 km de Kolwezi. Nous parcourons des routes poussiéreuses en construction. À perte des vues, nous découvrons des mines, celles de Kamoa. Je ne comprends pas pourquoi cette immense pauvreté des communautés riveraines: de vrais taudis, pas d’électricité, quelques rares tanks d’eau, des écoles vétustes, etc.

Formidables chutes de Lufupa

Lorsqu’environ 3 heures après, nous arrivons à destination, les habitants nous font fête. Danses, youyous, les touristes étaient attendus. Tous enveloppés de la poussière.  »C’est cela le tourisme domestique », soutenait Marie-Ange Lundu, la coordinatrice nationale de  »Tokende Africa ».
C’est le temps de descendre des marches.  »Wouah ! »,  »Formidable ! » Que des épithètes pour admirer cette merveille: les chutes Lufupa. La ruée des selfies et des demandes polies pour immortaliser la découverte:  »Prends-moi en photo svp ! » Pas moyen pour eux d’inonder Facebook avec leurs photos… Pas de connexion internet.
Moi, je me résigne, la peur au ventre. Au fait, un vieux habitant m’a susurré:  »Il n’y a pas que de poissons ici mais aussi de crocodiles. » J’observe les touristes visiblement contents de voir sur ces rochers, les cascades des eaux, la fraîcheur que cette végétation apporte dans ce milieu pharaonique. Personne n’est happée par un crocodile. J’entre aussi en scène: selfies…

Alphonse Nekwa Journaliste infobascongo/Kolwezi. photo IBC

Cette visite permet de découvrir aussi les habitants gentils de Musokantanda. Plusieurs parlent anglais comme Marie, cette jolie fille qui raconte que le village est non loin de la Zambie.  »Je m’y rends souvent, c’est comme ça que je parle l’anglais », dit-elle arborant un sourire.

photo infobascongo

Soirée gastronomique

Il faut rentrer. Les habitants qui entendent les vomissements des bus accourent.  »Utupe makuta », demande certains (en swahili, donnez-nous de l’argent, Ndlr). D’autres esquissent un sourire et brandissent les mains en signe d’aurevoir.
D’autres groupes sont allés dans les mines de KCC, Kamoa…
Après une journée merveilleuse, place à la gastronomie. Nous nous retrouvons tous dans la cour de la prestigieuse école Hewa Bora, à Kolwezi.

Exposition gastronomique à l’école Hewa Bora à Kolwezi/Photo infobascongo

Dégustation des mets des 26 provinces, déclamation des poèmes, danses contemporaines et folkloriques. Cerise sur le gâteau: la musique de la diva Barbara Kanam, native de la capitale mondiale du cobalt. Se trémousser après des longues visites. Le tourisme domestique est un tourisme impliquant les résidants d’un pays voyageant uniquement dans ce pays.

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