Adieu Patrick Palata, mon coéquipier à la semaine congolaise du tourisme au Lualaba

Adieu Patrick Palata, mon coéquipier à la semaine congolaise du tourisme au Lualaba
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Moi qui croyais faire la grâce matinée après un séjour pas de tout repos à la semaine congolaise touristique du Lualaba, je suis réveillé par un appel. Au bout du fil, son ami, notre ami en commun, l’excellent journaliste Élysée Wamarakiza en pleurs. Je ne comprends pas où il veut en venir en me demandant si hier jeudi, j’étais avec Patrick Palata. » Il est mort à une heure du matin dans son hôtel », m’ informe-t-il. Lui,qui pourtant, promettait me faire des confidences.

Patrick Palata ! J’ai cru n’avoir pas bien entendu tellement que je ne pouvais pas imaginer que ce soit vrai. Eh, oui, mon ami, mon confrère, mon coéquipier pendant les 4 jours de la semaine congolaise du tourisme au Lualaba s’en est allé. Logés dans deux hôtels différents, lui, avec d’autres journalistes, je partageais avec lui le même siège dans le bus. Pendant les activités qui se tenaient à Katebi Beach, nous étions toujours ensemble parlant du Kongo central, de la presse, du tourisme… On veillait l’un sur l’autre.  »À chaque fois que tu as une photo, tu me l’envoies. Dès que je rentre, je publierai dans mon magazine », ne cessait-il de me dire. Il tenait à la réussite de l’ activité du Lualaba si bien qu’il était très embarrassé de ceux qui évoquaient les petits ratés. Mes articles qui retracaient les faits de la semaine congolaise du tourisme sous divers angles, je les lui transférais à la satisfaction de ce professionnel des médias et enseignant à l’université de Matadi.

Mort inopinée

C’était pourtant une joie de le rencontrer déjà à l’aéroport de Ndjili,le jour du voyage: accolades, mots tendres, il m’offre un soda. Je suis son photographe dans l’avion, mais aussi pendant tout le séjour. Il ne présentait pas de signes importants de maladie bien qu’il prenait des médicaments.  » Ibucap », disait-il. Des histoires, il m’en a racontées. Sa famille, il y pensait sans cesse. Il avait reçu de Blaise Vangu,notre collègue et ami, la mission de veiller sur moi. En effet, souvent distrait, je perds toujours des biens . J’en perdais effectivement , il les retrouvait en se moquant de moi. Je l’ai évité pendant que nous nous rendions à l’aéroport de Kolwezi parce que j’avais perdu ma valise. Je savais qu’il n’allait pas me faire un cadeau, lui qui avait un franc-parler. C’est quand par bonheur, je le retrouve, que je vais vers lui. Ce sont les formalités d’embarquement.  »Nekwa tu es toujours logique. Tu vas encore à la Direction générale des migrations ? », me taquinait-il. Puis avant l’embarquement, il me susurre: » Nekwa, il faut to beta kaki (On doit se faire des confidences, Ndlr). Dans l’avion, je suis à ses côtés mais aussi d’un autre estimé confrère. Nous parlions gaiement en Kikongo. Quand, je tiens à l’écouter, il ne paraît pas très disposé. C’est alors que je quitte son siège pour un autre. On s’est vu à la descente jusqu à ce que j’apprenne sa mort dans son hôtel après avoir vomi. Qu’est s’est-il passé ? Je n’en sais pas trop.
Patrick Palata me ressassait qu’il fera appel à moi parce qu’un de ses vieux va être nommé dans une haute fonction dans l’armée. Il dirigera sa communication. Hélas !

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