Des revendications à l’atelier sur la convention internationale des droits des personnes handicapées à Boma

Des revendications à l’atelier sur la convention internationale des droits des personnes handicapées à Boma
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A l’occasion de la journée internationale de la canne blanche célébrée le 15 octobre, les personnes vivant avec handicap, la société civile et les représentants des services étatiques et non étatiques ont évalué le degré d’applicabilité de la convention relative aux droits des personnes handicapées en RDC particulièrement au Kongo Central. Ils ont fait des revendications.

Pour cet atelier provincial sur la convention
internationale relative aux droits des personnes handicapées, les albinos, malvoyants, aveugles, sourds, handicapés moteurs… ont choisi leur salle Bienheureuse Marie mère de la passion de l’institut pour handicapés Luzolo. Parmi leurs revendications :la création de l’emploi pour eux.  » Créer de l’emploi pour les personnes handicapées, c’est le faire pour nous-mêmes parce que personne ne sait ce qui l’emportera demain  », soutient Me Dominique Ngalamulume, DG du Comité technique et indépendant du suivi de la mise en œuvre de la convention relative aux droits des personnes handicapés( CTIS-CRDPH) .  » Nous ne demandons pas aux
dirigeants d’engager tous les handicapés. L’article 49 de la Constitution garantit la participation de tous à la gestion de la chose publique. C’est ainsi que nous demandons au gouvernement provincial de voir comment embaucher même 10% des personnes handicapées dans l’administration publique. C’est possible à tous les niveaux. Juste un peu de volonté politique »,renchérit-il.

Revendications

Mais ce n’ est pas tout. Il y a aussi l’accessibilité au transport.  » En ce qui concerne l’accessibilité
au transport, au service public, nous sommes souvent humiliés par les chauffeurs et les autres, dénonce un participant. Nous demandons que cesse la discrimination à notre égard.  » Mavinga Tadi, infirmier retraité, aveugle demande à la plateforme  » d’initier la consultance des services en faveur des handicapés qui gardent leur expertise et expérience professionnelle en dépit de leur handicap ». Dans le secteur de l’éducation, les participants ont’ ‘plaidé pour la prise en charge effective de l’institut pour aveugle de Boma par l’Etat dont l’environnement n’est pas propice à un bon encadrement des élèves’ ‘. Une demande soutenue par Florentine Thamba, cheffe du bureau genre, famille et enfant.
Sur base d’un questionnaire en forme d’enquête, les participants ont décelé les problèmes majeurs qui freinent l’épanouissement de la personne handicapée notamment dans les secteurs de la santé, éducation, genre, travail, transport, participation à la vie politique. Les défis restent de taille.

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