Les enseignants du secteur public poursuivent la grève au Kongo central

Les enseignants du secteur public poursuivent la grève au Kongo central
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Deux semaines après la rentrée scolaire, la Synergie des enseignants du Congo(Syeco), section du Kongo Central comme celle d’autres provinces poursuit la grève. Elle n’a pas trouvé des réponses à ses revendications. Nous avons rencontré Simon Nsilulu, le président de la synergie d’enseignants du Kongo central pour en parler.

Par Chadrack Kayi et Laurent Mpaka

Dans les écoles publics du Kongo central, les élèves sont restés vainement attendre leurs enseignants.  » Nous avons radicalise la grève parce que nous n’avons vu aucun signe prometteur par rapport aux revendications des enseignants . Si on ne répond pas, nous restons à la maison et le gouvernement sera tenu responsable de ce qui se passe », menace Simon Nsilulu président de la synergie des enseignants du Kongo central.
C’est depuis deux semaines que cette structure a emboîté le pas au mouvement de grève décrété par la Syeco. Les écoles publiques respectent le mot d’ordre.  » Nous sommes heureux que les enseignants commencent à comprendre leurs droits,qu’ils ne sont pas de nécessiteux. Mais la satisfaction pour nous c’est que l’état réponde aux problèmes posés par les enseignants », insiste-t-il.

Répondre aux revendications

Ces revendications sont:la paie du 2eme et 3eme palier de Bibwa, la suppression des zones salariales et le paiement de 81 000 nouvelles unités.
Le gouvernement a ajouté un montant de 20 000fc(10$) pour les enseignants en ville et de 40 000fc (20$) pour ceux des campagnes. Pour le ministre national de l’Enseignement, primaire, secondaire et technique,les enseignants catholiques ont déjà levé la grève depuis le 5 octobre. Rien ne peut justifier que les élèves ne puissent pas étudier. Ce qui se passe n’est pas une grève mais un mouvement anti-gratuité(Mouvement de sabotage de ceux qui sont contre la gratuité de l’enseignement décrété par le président de la République au niveau primaire, Ndlr).

Gratuité, un acquis

À cause de cette grève, certains enseignants ont été désactivés à Kinshasa.' »On ne gère pas un secteur avec état d’âme ni passion. Egalement, l’enseignement n’est pas un ministère où vous devez venir défier les agents. Ils sont couverts par le statut et le règlement d’administration portant le régime disciplinaire. Toutes les sanctions sont déjà prévues par la loi. Et la sanction de menace du ministre n’a aucun fondement légal. Nous avons déposé une plainte à la Cour de cassation et nous attendons que les hauts magistrats fassent leur travail avec le ministre pour ce forfaiture qui explique une violence de droit très avancée », dénonce Nsilulu. Il estime que’ ‘le ministre n’explique pas le vrai problème auprès du président et du gouvernement. Lui va dire au gouvernement que nous, nous combattons la gratuité. Non ! La gratuité pour nous, c’est un acquis à préserver et à garder éternellement. Nous n’allons négocier avec personne pour éliminer la gratuité. Il devait dire au président que les enseignants veulent ce que nous avons signé comme engagement en septembre 2019 ».

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