Marche des habitants de Boma :  »Nous demandons la reprise des activités du port comme c’est fut le cas avant l’arrêté de Matata Ponyo »

Marche des habitants de Boma :  »Nous demandons la reprise des activités du port comme c’est fut le cas avant l’arrêté de Matata Ponyo »

Depuis que l’obligation de dédouaner les voitures au port de Boma n’ est plus respectée, la vie tourne au ralenti dans cette deuxième ville du Kongo central. Déclarants en douanes, opérateurs économiques, vendeuses et vendeurs sont descendus dans la rue jeudi 28 octobre pour dénoncer cette situation à la base de leurs déboires.

Le Regroupement des déclarants en douane consciencieux(Redeco) a réussi à drainer plusieurs centaines de personnes dans la rue.  ’’Moi je suis vendeuse du pain mais j’ai adhéré à cette marche parce que nous souffrons énormément  », se plaint Gertrude. Son activité subit un coup à cause des activités du port en berne.  » Les autorités ont intérêt à trouver solution à ce problème, enragé Tsendu Mambueni. Si rien n’est fait nous passerons à d’autres actions.’ Jean Claude Dikuama explique : ‘’ Savez-vous que la survie de la ville de Boma est liée aux activités du port. Dès lors que le port ne fonctionne pas, c’est de l’intérêt de tous les bomatraciens à implorer le chef de l’Etat pour que les activités reprennent au port. »  » Cette santé n’est pas mienne. Nous souffrons à cause des gens qui ont privilégié leurs intérêts. Ils ont tué le port de Boma pour investir dans le privé et cela nous révolte  », ajoute, pour sa part, Godet.

Depuis 5 ans,les véhicules qui devaient être dedouanés à Boma, les sont à Matadi où normalement il fallait dédouaner les conteneurs. Du coup, les déclarants en souffrent. Beaucoup travaillent désormais à Matadi. Les familles qui vivent des articles de seconde main peinent à nouer les deux bouts. Le port de Boma met parfois trois mois sans qu’un navire accoste.

Mémo à Félix Tshisekedi

Les habitants sont partis de plusieurs coins en passant par la Société commerciale des transports et des ports(SCTP) et par l’Office congolais de contrôle(OCC) , services opérationnels qu’ils accusent » de ne pas faire la promotion de la station contrôle technique. Ils ont eu pour point de chute la mairie. Ils y ont rencontré Marie-Josée Niongo, maire de Boma. En mains, un mémo adressé au président de la République. ‘’Nous sommes dans la rue pour dire vaux autorités trop c’est trop. Depuis notre dernière rencontre avec le Premier ministre, les choses n’ont pas évolué », regrette Bruno Nzau, le représentant de Redeco. Il enchaîne: ‘’ Nous demandons la reprise des activités du port comme ce fut le cas avant l’arrêté de Matata Ponyo. Que les véhicules soient déchargés au port de Boma comme l’exige l’arrêté du feu gouverneur Tsasa ». ‘’Votre cris d’alarme a été entendu. La ville de Boma et sa population pleure. Mon devoir est de faire parvenir votre message au chef de l’Etat en passant par le gouverneur. Parce que le chef de l’Etat est le père de toute la République et nous croyons qu’il donnera une suite favorable à votre requête », apaise Marie-Josée Niongo.
Boma complètement paralysée par cette marche a repris vie
autour de midi.

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