AWLN invite les ONG féminines du Kongo central à travailler en réseau avec des structures nationales et africaines pour être efficaces

AWLN invite les ONG féminines du Kongo central à travailler en réseau avec des structures nationales et africaines pour être efficaces
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Le Réseau des femmes leaders africaines(AWLN) a présenté aux ONG féminines du Kongo central, à Matadi, trois réseaux parmi plusieurs de ses partenaires afin qu’elles s’y greffent. Objectif : leurs essors dans leurs secteurs d’activités et leurs contributions pour le développement.

La première, la Dynamique  des femmes  candidates (Dynafec). Carine Nkaku, sa coordinatrice explique ‘’qu’elle a pour mission de rendre effective la parité pour la prise de décision à tous les niveaux’’. Il y a aussi le Réseau des femmes élues provinciales et locales(Refepel). ‘’Ce réseau milite pour une meilleure promotion du leadership féminin  et la lutte contre  toutes formes de violences faites aux femmes. Les activités du Refepel s’étendent sur l’ensemble de 26 provinces de la RDC. Dans leur lutte en faveur des droits des femmes, ce réseau des femmes parlementaires veut également améliorer le score des femmes au scrutin à venir’’, éclaircit Kyet Mutinga, la présidente et députée. Et enfin, le Réseau national des femmes rurales (Renafer). Il travaille dans la promotion de développement d’un écosystème économique.  Ce réseau regroupe des  femmes rurales selon les filières porteuses. On y trouve des agricultrices, éleveuses, piscicultrices…Leur devise : travail, autonomisation et développement. Isabelle Mwenga en est la présidente.  ‘’ Dans notre mission d’organiser le réseautage, des partages d’expérience  et le renforcement des capacités de nos membres, le Renefer travaille déjà dans le Kongo central. J’encourage les femmes rurales d’être fières du  rôle qu’elles jouent dans l’économie du pays. Nous voulons faire de vous de vraies entrepreneures’’, les motive-t-elle.

Travailler dans l’unité

Ces grandes structures travaillent déjà avec AWLN. ‘’ Qui veut aller loin, ménage sa monture, paraphrase Marie-Louise Mwanga, la coordonnatrice. AWLN  dans ses objectifs voudrait fédérer les mouvements féminins tout autour de lui. En faire une force afin de transformer cette Afrique pour le bien-être de sa population et cela dans tous les domaines. J’invite les femmes du Kongo central à travailler dans l’unité pour changer la RDC.’’ Elles sont une centaine de femmes à prendre part à cette activité.

L’AWLN comprend plus de 500 femmes africaines de différents secteurs. C’est  sous la bannière de la Commission de l’Union africaine (CUA) et de l’ONU par le bureau de l’envoyée spéciale de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité et ONU Femmes que cette structure a été lancée en 2017, à New York. Ses axes d’interventions sont : la mobilisation sociale,  la participation politique,  l’autonomisation de la femme,   l’inclusion financière  et surtout la connexion du réseau  au monde à travers l’agenda 2063.

S’approprier le réseau

‘’ Les femmes du Kongo Central doivent s’approprier de cet outil. Le développement de l’Afrique commence par là où chacune exerce une activité. Et avant d‘atteindre l’Afrique, il faut commencer à travailler à partir de la base. Avec l’expérience acquise les femmes doivent booster ce développement et leur épanouissement jusqu’au Congo profond. C’est comme ça que nous voulons  travailler en  réseautage, c’est mieux. Les femmes qui s’intéressent à la vie politique qui adhèrent  au Renafec ont l’avantage d’être appuyées. Le réseau étant suffisamment fort et dynamique ‘’, conseille Madeleine Kalala, membre du comité stratégique AWLN RDC. Toutes ces présentations ont été ponctuées par des questions-réponses pour éclairer la lanterne des participantes. Deux autres ONG dont ‘’Afia Mama’’ qui œuvre dans la santé et le développement social et ‘’La Force féminine active’’ de Therèse Olenga, ancienne ministre provinciale du Genre de la ville province Kinshasa. Son organisation prône l’autonomisation de la femme dans la solidarité, le travail et le progrès. L’ONU Femme partenaire technique de ces assise y a été représentée par sa chargée de programme Genre. Catherine Ondimba a, dans son adresse invité les femmes du Kongo Central à s’approprier de ces réseaux. ‘’Que chacune voit où adhérer pour devenir leader et influencer son entourage’’, encourage Catherine Ondimba, chargée du programme Genre à ONU femmes.

Il est prévu que les ONG adhèrent au réseau mardi 16 novembre avant la fin de ces assises qui ont démarré le 15 novembre.

Après le Sankuru, Ituri et le Kongo central, cette mission appuyée techniquement  par ONU femmes avec le soutien financier de la Suède s’étendra au Tanganyika et Lualaba.

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