Face à la recrudescence des viols à Boma, l’Ucofem sensibilise

Face à la recrudescence des viols à Boma, l’Ucofem sensibilise
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Le viol a pris de l’ascension à Boma, ville portuaire. Parmi les victimes, des enfants en bas âge. L’Union congolaise des femmes des médias (Ucofem) capitalise la journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes, le 25 novembre pour sensibiliser les élèves et enseignants de l’Institut Boma Mungu(IBM).

A plus de 500 élèves de l’BM, Nana Mbungu, directrice provinciale de l’Ucofem explique ce que c’est le viol. Pour l’année 2020, le parquet près le tribunal de grande instance de Boma a enregistré 121 cas. On y trouve des enfants de 12 ans et 13 ans. Il y en avait moins que cela en 2019, selon le procureur Kima Matungulu du parquet de Boma.
Nana explique aussi le harcèlement etc.  » Lorsqu’un enseignant ou un condisciple vous harcèle en conditionnant votre réussite par des relations sexuelles, jeunes filles ayez le courage de dénoncer  », encourage-t-elle après avoir expliqué la législation congolaise mais aussi les accords internationaux en rapport avec les droits de la femme. Aux encadreurs scolaires, la directrice de l’Ucofem prescrit le respect du Code de bonne conduite du personnel enseignant congolais.
Attentive, Pricilia, élève de 6ème littéraire peut résumer la leçon:  »  Le viol, j’ai compris qu’il s’agit d’un acte sexuel qu’on fait avec une personne sans son consentement. En plus madame nous a dit que son organisation est prête à nous aider si jamais nous sommes harcelées. » « Ces femmes des médias doivent continuer à nous sensibiliser parce que notre génération est foutue. J’ai compris que même le garçon peut être victime du viol pas seulement la fille. Je suis content ‘ ‘, remercie pour sa part Silas Tshindibu.  » Pareille initiative est rare. Nous felicitons l’Ucofem. Ce qu’elles ont fait, c’est une conscientisation et cela doit continuer. Dans notre école nous avons vécu un cas de viol d’une fille juste derrière le bâtiment. Mais le secours est arrivé un peu tard parce que quand la victime avait crié son bourreau avait pris fuite. La matière enseignée va aider nos élèves à dénoncer », espère le préfet des études. C’est ce là même le thème de la journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes: »Je me lève et je m’engage aujourd’hui contre les violences faites aux femmes, jeunes et petites filles. »

Sensibiliser

Auparavant, l’Ucofem s’est entretenue avec le procureur Kima Matungulu sur les différents viols enregistrés et comment ils ont été traités au parquet.  » Sur les 121 cas enregistrés, les jeunes demeurent les principales victimes. En criminologie, il y a ce qu’on appelle, les chiffres noirs. Il y a beaucoup de cas qui se commettent en famille et aux quartiers mais qui ne sont pas dénoncés alors qu’il y a parfois des abus sexuels exagérés, des harcèlements, des viols. Simplement parce que ces enfants victimes ont peur, elles ont honte. Mais les conséquences les rattrapent au cours de la vie et freinent leur épanouissement  », explique-t-il. Le procureur a recommandé la sensibilisation des parents, des hommes adultes en famille, des oncles…  » Nous voulons que l’Ucofem nous aide dans ce sens pour que ce trou noir baisse un peu », demande le magistrat. C’ est à cela qu’elle s’emploie.

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