Journée internationale des droits de l’homme en RDC : des enfants citent des articles de la déclaration universelle des droits de l’homme

Journée internationale des droits de l’homme en RDC : des enfants citent des articles de la déclaration universelle des droits de l’homme

Déclaration universelle des droits de l’homme ! Un refrain pour les activistes des droits de l’homme, juristes, politiques, journalistes… Mais beaucoup méconnaissent les articles qui constituent ce texte qui date de 1948. Ils étaient heberlués à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme le 10 décembre d’entendre des enfants en bas âge les réciter.

6 ans, Solyan Kabadi élève à l’école  » Petit Lutin  » de Kinshasa déclare avec aisance: » Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits; tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ; nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personne juridique. »
Grâce Kabedi de la même école, 11 ans cite un autre article:  » Tous sont égaux devant la loi et ont droits, sans distinction, à une égale protection de la loi; toutes personnes a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violents les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la Constitution ou par la loi; nul ne peut-être arbitrairement arrêté, détenu, ni exilé… »
Que d’applaudissements !  » Je suis flatté et ravi de voir ces enfants retenir ces déclarations alors que nous les adultes nous ne savons les réciter alors que ce sont nos droits que nous devons retenir pour notre vécu quotidien. Si je passe le micro un à un dans la salle, y a- t- il quelqu’un qui a retenu ne fût-ce qu’une déclaration ?  », interroge l’assistance, Jacko,modérateur de l’activité et animateur à Antenne À.  » Non », répond en chœur l’assistance qui applaudit de plus belle les enfants. » Bravo à vous chers enfants. Je suis flatté et ému de vous voir, nous citer toutes les déclarations à la lettre. En tout cas, félicitations. Je nous demande tous de faire l’effort d’avoir en tête plusieurs principes de la déclaration Universelle des droits de l’homme, c’est pour notre bien à tous et ça nous éviterait de voir nos droits violés par les autres car le peuple périt faute de connaissances disent les écritures saintes », rappelle Albert-Fabrice Puela.  »’ Moi, j’en connais quelques uns puisque je suis avocat mais pas tout  », avoue Me Doudou Soki.

Garantir les droits de l’homme

Le thème de cette 73ème journée internationale des droits de l’homme est : »Réduire les inégalités, faire progresser les droits de l’homme  ». Un thème qui interpelle les consciences congolaises avec des tragédies comme la mort de Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Luc Nkulula, Pascal Kabengele, Rossy Mukendi ,tous défenseurs des droits de l’homme. « Le gouvernement congolais doit garantir à chaque citoyen, le respect de l’exercice de ses droits fondamentaux et mettre fin à toutes les formes de discrimination, le gouvernement doit faire une lutte efficace en terminant la corruption, l’impunité, la mauvaise gouvernance et le tribalisme qui détruit le pays' », soutient Abdoul Aziz Thiode, le directeur général du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme. La haute commissaire des Nations Unies Michel Bachelet, a elle, insisté sur l’égalité qui doit être placée au coeur des droits de l’homme.  » Ceci signifie que nous acceptons notre diversité et exigeons que tout le monde soit traité sans aucune discrimination « , explicite-t-elle.  »Le président de la République Félix Tshisekedi fait du droit de l’homme son cheval de bataille pour atteindre un véritable état de droit », précise Albert-Fabrice Puela.

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